Durant l’Occupation allemande de la France, une part de la traque des résistants, des communistes ou des juifs était confiée aux Brigades spéciales des Renseignements généraux (RG). Elles furent également très actives durant la Rafle du Vel’ D’Hiv’ en juillet 1942.

A ce jour, les archives conservant les tristes actions de ces brigades n’ont toujours pas été rendues publiques, pourtant « la loi impose d’ouvrir les archives de la police et de la justice après soixante-quinze ans, » témoigne Michel Delpuech, préfet de police de Paris, au Point.

Mais « dans un soucis de préservation des documents, il était nécessaire que nous les numérisions. Au terme de trois années de travail, nous y sommes parvenus, » ajoute-il.

A ce jour, les historiens n’avaient pu accéder qu’à seulement quelques documents.

Les archives seront consultables gratuitement sur divers postes informatiques installés à la préfecture de police, au mémorial de la Shoah, mais aussi au musée de Washington, précise Le Point.

Ces trois institutions ont travaillé de concert pour établir une convention, signée le 19 mai dernier, pour mettre en commun, et à disposition du public les documents en leur possession.