Une nouvelle proposition de loi émise par un député de l’opposition tend à rendre obligatoire l’installation de caméras de sécurité dans chaque crèche/jardin d’enfants où vont des enfants de moins de trois ans.

La proposition de loi, soumise par le député de l’Union sioniste Itzik Schmuli, a rassemblé un large soutien au Parlement en raison d’une affaire récente dans laquelle le directeur d’une crèche est suspecté d’abus sur un bébé de quatre mois. Presque 80 députés ont soutenu la législation proposée, a annoncé samedi la Deuxièm chaîne.

La proposition nécessiterait des caméras dans chaque structure accueillant des enfants jusqu’à l’âge de trois ans, privée ou publique, quel que soit le nombre d’enfants accueillis. Les caméras devraient enregistrer pendant les heures travaillées.

Des projets de loi similaires ont échoué dans le passé parce que le coût des caméras de sécurité était prohibitif. Des technologies plus avancées permettent à la proposition de loi de Shmuli d’être mise en place à moindre coût.

Le député de l'Union sioniste Itzik Shmuli vu lors de la conférence du parti travailliste à Tel-Aviv le 14 décembre 2014 (Crédit : Tomer Neuberg / Flash90)

Le député de l’Union sioniste Itzik Shmuli vu lors de la conférence du parti travailliste à Tel-Aviv le 14 décembre 2014 (Crédit : Tomer Neuberg / Flash90)

L’année dernière a vu le plus grand nombre d’affaires d’abus d’enfants par des enseignants et des puéricultrices, selon le centre de recherche et d’informations de la Knesset.

Sur 80 affaires ouvertes en 2015, seules quatre inculpations ont été délivrées, majoritairement parce que les enfants ne peuvent pas témoigner au tribunal.

« Afin de minimiser les dommages à la vie privée, contrairement à ce qu’il se passait [dans des projets de loi précédents], nous proposons que les caméras ne diffusent nulle part, a déclaré Shmuli à la Deuxième chaine. Sans ‘Big Brother’, les caméras documenteront en circuit fermé. Ce n’est que s’il y a une crainte de maltraitance que la police sera capable, en fonction de l’approbation de la cour, d’accéder aux enregistrements et de les utiliser au tribunal pour obtenir une condamnation. »

Shmuli a déclaré que la proposition défendrait le droit à la vie privée des puéricultrices et des enseignants, ainsi que des enfants et de leurs familles.