Des Palestiniens chrétiens et des milliers de pèlerins ont commémoré vendredi la passion du Christ, en participant à une procession le long du chemin de croix de Jésus dans la Vieille ville de Jérusalem, selon la tradition.

Venus du monde entier, certains portant des croix en bois, ils ont suivi chacune des stations du chemin le long de la Via Dolorosa, selon un rite millénaire du « Vendredi saint », trois jours avant de marquer la résurrection du Christ célébrée le dimanche de Pâques.

Parmi les pèlerins figuraient notamment une importante délégation de serbes, des russes et des grecs pour les orthodoxes, ainsi que des Africains, notamment de Côte d’Ivoire, des Italiens, des Français, des Espagnols et des Argentins pour les catholiques.

Un pèlerin, d’origine américaine, déguisé en Jésus et portant une croix sur l’épaule ainsi qu’une couronne d’épines sur la tête accompagné par deux faux soldats romains ainsi qu’une femme censée incarner Marie la mère de Jésus, ont également déambulé dans les étroites ruelles de la Vieille ville.

Pour les catholiques, ce vendredi saint a été célébré dans l’attente de la première visite en Terre Sainte, notamment à Jérusalem, que doit effectuer le pape François du 24 au 26 mai.

Au même moment, d’autres festivités avaient lieu dans la Ville Sainte à l’occasion de Pessah, la pâque juive, qui commémore la sortie des juifs d’Egypte selon la tradition biblique et dont les célébrations se poursuivent jusqu’en début de semaine prochaine.

Par ailleurs, la police israélienne, présente en force, a limité l’accès à l’esplanade des Mosquées, par crainte de violences après des heurts au cours des derniers jours.

Le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld a indiqué que seuls les femmes et les hommes musulmans âgés de 50 ans et plus étaient autorisés à se rendre au mont du Temple, qui abrite le Dôme du Rocher et la mosquée Al-Aqsa, troisième lieu saint de l’islam.

Les tensions sont permanentes sur et autour de ce lieu sacré pour l’islam comme pour le judaïsme.

Les musulmans l’appellent le « Noble sanctuaire » (Haram al-Charif) et les juifs le « mont du Temple », en référence au second Temple juif détruit par l’Empire romain en l’an 70.