Des douzaines de partisans chrétiens d’Israël ont manifesté aux abords du Parlement néo-zélandais en raison du parrainage du pays d’une résolution des Nations Unies critiquant les implantations israéliennes.

Les 71 manifestants ont fait un voyage de 13 heures pour se rendre à la capitale de Wellington depuis la ville de Hastings pour dénoncer le parrainage par la Nouvelle Zélande de la Résolution 2334 adoptée par le Conseil de Sécurité de l’ONU vendredi dernier.

En amont de ce mouvement de protestation, la Flaxmere Christian Fellowship de Hastings et 11 685 partisans avaient signé une pétition au Parlement intitulée “pour la protection de Sion”.

La pétition appelait le gouvernement de Nouvelle-Zélande à cesser de mettre la pression sur Israël pour lui donner « sa terre juste qui a été accordée par Dieu et reconnaître le droit d’Israël à la souveraineté sur l’ensemble de la terre d’Israël ».

Le ministre des Affaires étrangères de Nouvelle-Zélande Murray McCully au Conseil de Sécurité des Nations-Unies évoque la situation au Moyen Orient le 16 décembre 2016 (Crédit : ONU/Manuel Elias)

Le ministre des Affaires étrangères de Nouvelle-Zélande Murray McCully au Conseil de Sécurité des Nations-Unies évoque la situation au Moyen Orient le 16 décembre 2016 (Crédit : ONU/Manuel Elias)

L’état juif “ne doit pas prêter attention à cette résolution mauvaise, injuste, antisémite et anti-israélienne”, a commenté le Pasteur Nigel Woodley. Ni la Nouvelle-Zélande ni la communauté internationale, a-t-il ajouté, n’ont « le droit d’imposer à Israël des restrictions concernant où les Israéliens peuvent ou ne peuvent pas vivre au sein de leur foyer historique ».

Dans une attaque cinglante, il a accusé le gouvernement néo-zélandais d’avoir “ensanglanté ses mains avec cette opération de Judas”, et d’avoir “trahi honteusement un allié et ami traditionnel pour se mettre en lumière sur la scène internationale”.

Environ 240 locaux issus de la communauté juive de Wellington, d’autres groupes amis d’Israël et des individuels se sont joints au rassemblement. Le Parlement ne tient pas actuellement de sessions en Nouvelle-Zélande en raison des vacances dans le pays.

Le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères Murray McCully a défendu la semaine dernière la résolution qu’Israël a condamnée et qui a amené l’état juif à rappeler ses ambassadeurs depuis la Nouvelle-Zélande et le Sénégal, l’un des autres pays ayant parrainé cette résolution.

“Nous avons été très ouvert sur notre vision que le (Conseil de Sécurité) devrait faire plus de choses pour soutenir le processus de paix au Moyen Orient et la position que nous avons adoptée aujourd’hui est totalement conforme à notre politique depuis longtemps établie sur la question palestinienne”, avait expliqué vendredi McCully dans une déclaration après le passage de la résolution.

“Le vote d’aujourd’hui ne doit pas être une surprise pour qui que ce soit et nous sommes impatients de continuer à nous engager de manière active aux côtés de toutes les parties impliquées dans ce problème”.