Après deux semaines de disputes, les partis allemands ont trouvé un accord provisoire vendredi forçant le parti libéral FDP à siéger à la chambre des députés à côté de l’extrême droite, a indiqué la chambre basse.

Aucune formation, la CDU de la chancelière Angela Merkel en tête, n’acceptant de siéger à côté de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), un organe directeur du Bundestag –le conseil des anciens– a décidé que pour la première séance le 24 octobre de la chambre élue un mois plus tôt, les libéraux devront être les voisins de ce parti.

Selon la députée écologiste Britta Hasselmann et l’élu FDP Nils Droste, le débat n’est pas clos pour autant. La répartition géographique définitive sera décidée ultérieurement, d’autant que les libéraux réclamaient d’être au milieu de l’hémicycle et de laisser le voisinage de l’AfD aux élus de Mme Merkel.

Cette dispute intervient alors que la chancelière entame la semaine prochaine des négociations très compliquées avec les libéraux et les écologistes pour former le prochain gouvernement, et cela malgré des désaccords de fond sur des dossiers stratégiques.

L’entrée au parlement de l’AfD, parti islamophobe, anti-migrants et aux propos polémiques sur le passé nazi, a été vécu comme un séisme politique en Allemagne.

Avec environ 13% aux législatives du 24 septembre, le parti a fait une première entrée au Bundestag. La formation a d’emblée promis de faire « la chasse » à la chancelière.