Le ministre de la Sécurité publique Yitzhak Aharonovitch a déclaré mercredi que les membres de la Knesset et les visiteurs juifs seront, si nécessaire, empêchés de se rendre sur le mont du Temple afin d’éviter une détérioration de la situation sécuritaire déjà tendue à Jérusalem-Est et à travers le pays.

« Ceux qui veulent faire monter la pression sur le mont du Temple, de droite ou de gauche, que ce soit le Mouvement islamique, le Fatah ou les mouvements de droite israéliens, y compris des députés, nous avons le pouvoir de les empêcher d’y aller, » a déclaré Aharonovitch dans un entretien à la Première chaîne.

« Quand nous voyons que cela peut conduire à des émeutes, je ne peux leur permettre de s’y rendre, » a-t-il ajouté.

Le ministre a en outre présenté de nouvelles mesures de sécurité à mettre en œuvre sur le mont du Temple, sur lequel des affrontements ont éclaté au cours des dernières semaines.

Aharonovitch a déclaré que la police avait commencé à utiliser des magnétomètres dans le cadre d’un processus visant à détecter des armes cachées ou d’autres armes métalliques. Les fidèles musulmans, qui, jusqu’à présent, ont pu accéder librement au site, seront eux aussi soumis à ces fouilles.

« Nous allons avoir des magnétomètres sur le mont du Temple. Cela a été interrompu en 2000 [avant le déclenchement de la deuxième Intifada] et je vais remettre cela en place, pour vérifier les personnes et leurs effets personnels, » a-t-il fait savoir.

Les nouvelles mesures coûteraient au ministère quelques 4 millions de shekels, selon le site Walla.

Alors que le ministre a eu quelques mots très durs pour les émeutiers de Jérusalem-Est, plaidant pour l’annulation de leur permis de résidence [après 1967, Jérusalem a accordé le statut de résident permanent à tous les habitants de Jérusalem-Est], il a déclaré qu’Israël ne voyait pas de troisième Intifada.

«J’ai vécu chaque Intifada, la première (1987-1993) et la seconde (2000-2004)… pour le moment ça ne ressemble pas [à une éventuelle troisième] » a-t-il expliqué.

Mercredi, des hauts fonctionnaires du ministère et de la police ont critiqué le service de sécurité du Shin Bet, disant que l’agence n’avait pas transmis d’informations sur d’éventuelles perturbations sur le mont du Temple et ailleurs à Jérusalem-Est.

La police a indiqué que l’agence avait été informée que le militant Yehuda Glick était une cible potentielle avant sa tentative d’assassinat le mois dernier, a rapporté Haaretz. Selon le rapport, la police estime que le Shin Bet aurait également des informations sur des menaces potentielles pour d’autres personnalités israéliennes.

Depuis que le mont du Temple a rouvert aux visiteurs juifs, après une fermeture d’une journée après la tentative d’assassinat de Glick le 30 Octobre, trois politiciens de droite – les députés Moshe Feiglin, Tzipi Hotovely et Shuli Moalem -Refaeli – ont visité le site, affirmant que cela fait partie de leurs droits et afin de dénoncer un standard inégal entre fidèles juifs et musulmans.