Le secteur du diamant en Israël, un des quatre plus importants pays exportateurs au monde, a connu une année « très difficile » en 2014 en raison du déclin de l’industrie du luxe et de la guerre à Gaza, a indiqué mardi un responsable israélien.

En valeur, les exportations de diamants taillés et bruts en provenance d’Israël ont connu une légère augmentation à 9,32 milliards de dollars (7,82 milliards d’euros) en 2014, contre 9,16 milliards de dollars (7,69 milliards d’euros) en 2013.

Mais les importations de diamants taillés et bruts ont atteint environ 8,5 milliards de dollars (7,14 milliards d’euros) en 2014, ce qui a laissé une « très faible marge de profit » ou même provoqué des pertes pour certains professionnels, dit un communiqué du ministère de l’Economie.

Israël ne produit pas de diamants, mais en fait le négoce et la taille. Les pierres sont importées surtout d’Afrique, d’Australie et du Canada. Une bourse du diamant est installée à Ramat Gan, dans la banlieue de Tel-Aviv, où se trouvent également des ateliers de taille.

« 2014 a été une année très difficile pour l’industrie du diamant en Israël. Tous les centres de diamants dans le monde ont fait état d’une baisse significative de leur profitabilité », a indiqué le contrôleur du secteur du diamant au ministère, Shmuel Mordechai.

Le marché a aussi été affecté par l’opération Bordure protectrice menée par l’armée israélienne dans la bande de Gaza en juillet et août, selon lui.

Ce conflit a ainsi conduit à l’annulation de la semaine internationale du diamant prévue en Israël en septembre, provoquant des « pertes de plusieurs centaines de millions de dollars en termes de ventes », a ajouté Mordechai.

Le conflit entre la Russie et l’Ukraine, ainsi que la baisse du rythme de la croissance de l’économie chinoise ont par ailleurs contribué à une baisse du marché des pierres précieuses dans le monde, a-t-il ajouté.

Les principaux pays clients pour les diamants taillés en provenance d’Israël sont respectivement : les Etats-Unis (38%), Hong-Kong (30%), qui sert de plateforme de distribution vers le marché chinois, suivis de la Belgique (8,5%), de la Suisse (6,5%) et du Royaume Uni(3,7%).