Les écoles juives de Bruxelles et d’Antwerp sont fermées vendredi en raison de la menace aggravée qui pèse contre les cibles à haut risque, un jour après que la police belge ait mené une opération de grande envergure contre des djihadistes rentrés de Syrie.

Près d’Amsterdam, une synagogue orthodoxe et une école juive ont aussi été fermées vendredi.

La police belge a tué deux hommes qui ont ouvert le feu lors d’une des dizaines de raids menés jeudi contre un groupe djihadiste, qui selon les procureurs fédéraux, était sur le point de lancer « des attaques terroristes de grande envergure ».

La décision d’annuler les classes dans les écoles juives belges a été prise suite à une évaluation sécuritaire des services internes de la sécurité de la communauté juive basée sur des informations existantes, indique les médias.

Selon le magazine juif Antwerp’s Joods Actueel, le service de renseignement d’Israël, le Mossad, qui conseille les ambassades israéliennes des pays ayant une communauté juive importante, aurait pris part à cette analyse.

Dans la ville hollandaise d’Amsterdam, une synagogue orthodoxe était aussi fermée vendredi, indique Israel Radio.

Une école juive à Amsterdam a aussi annulé les classes par mesure de sécurité, annonce le site d’information Ynet, même s’il n’existe aucune menace concrète contre cette école.

Un responsable occidental a précisé à la chaîne CNN qu’après la Belgique, les Pays-Bas étaient aussi un pays menacé d’attaques pouvant être perpétrées par les djihadistes européens.

Le juge belge Eric Van der Syp a annoncé aux journalistes jeudi que les suspects étaient sur le point de commettre une attaque terroriste de grande envergure en Belgique.

Lors d’une conférence de presse, organisée en urgence, il a précisé que le niveau d’alerte terroriste de la Belgique avait été élevé au niveau 3, le niveau le plus élevé étant 4.

Survenant une semaine après que des hommes armés ait tué 17 personnes à Paris, dont 4 juifs dans un supermarché casher, l’opération de la police belge alimente les craintes que des attaques soient perpétrées en Europe par de jeunes Musulmans revenant – radicalisés – de Syrie.

Mais, il est important de noter que l’enquête belge avait débuté bien avant les attaques de Paris et les responsables belges ne voient aucun lien évident entre les deux événements.

En mai 2014, un terroriste islamiste, Mehdi Nemmouche, qui avait rejoint un groupe djihadiste en Syrie avant de revenir en Europe, avait tué 4 personnes dans le Musée juif de Belgique à Bruxelles.