L’octroi aux Israéliens d’un jour de congé pour voter coûtera à l’économie environ 1,5 milliard de shekels, rapporte le quotidien Haaretz.

Le financement de la commission électorale devrait s’élever à une somme comprise entre 220 et 250 million de shekels. Le financement électoral des partis politiques du pays coûtera 250 millions de shekels.

Mais les coûts indirects devraient être nombreux. Le projet de loi budgétaire sera gelé. Les ministères seront obligés dès le mois de janvier de travailler avec le budget 2014, avec les seuls ajustements basés sur l’inflation. L’ensemble des réformes ayant été votées pour le budget 2015 seront donc gelés.

Si l’élection a lieu en mars, un nouveau gouvernement ne sera pas formé avant le mois d’avril ou de mai. Le nouveau gouvernement devra ensuite préparer un nouveau projet de budget, qui sera soumis à la Knesset au plus tôt en mai. Deux mois seront encore nécessaires pour obtenir l’approbation des députés israéliens.

En d’autres termes, cela signifie que le gouvernement ne fonctionnera dans le cadre du budget 2015 qu’au plus tôt en juillet 2015.

Dans tous les cas, une période électorale n’est pas nécessairement un mauvais moment à passer pour les membres de la Knesset. Ces derniers peuvent s’attendre à être en vacances pendant 6 longs mois.

La nouvelle Assemblée ne se réunissant que deux semaines après une élection, la 20e Knesset devrait donc se réunir en avril. Or, le Parlement sera en congé à cette période en raison de Pessah. Que ce soit les députés sortants et les députés entrants, tous seront rémunérés 38 887 shekels par mois avant impôt pendant cette période de fête.

La dissolution de la 19e Knesset, deux ans seulement après son élection implique également le paiement d’une compensation financière pour les députés qui n’auront pas la chance d’être réélus : un mois de salaire pour chaque année où ils ont servi, jusqu’à un maximum de six ans – soit 234 000 shekels.

Sur fonds de conflit avec le ministre de l’Économie, la dissolution de la Knesset ne remplira pas les caisses de l’État.