Le Parlement européen a adopté une résolution sur Israël et les Palestiniens qui omet toute référence au Hamas mais qui aux yeux des défenseurs de l’Etat juif est plus équilibrée que les résolutions précédentes approuvées par l’institution européenne.

La résolution, intitulée « La solution à deux États, seule voie pour la paix au Moyen-Orient », adoptée par le Parlement jeudi à Strasbourg, « condamne tous les actes de violence, les actes de terrorisme contre les Israéliens et l’incitation à la violence qui sont fondamentalement incompatibles avec l’avancement d’une solution pacifique à deux Etats ».

Les résolutions passées ont généralement évité de désigner les coupables et les victimes, un style qui dérangeait les critiques car il suggérait que les deux parties pourraient être coupables de tels actes.

La résolution traite également du financement par l’Autorité palestinienne des terroristes emprisonnés par Israël, ce qui est une première dans un document de ce type.

La résolution souligne « la responsabilité des autorités compétentes de l’UE qui doit continuer à garantir qu’aucun financement de l’UE ne puisse pas être détourné directement ou indirectement vers les organisations terroristes ou les activités qui incitent à de tels actes ».

« Bien que nous aurions souhaité un langage encore plus clair, nous apprécions l’étape importante que le Parlement a passée pour mettre fin à l’habitude contre-productive de protéger les Palestiniens contre les critiques légitimes », a déclaré Daniel Schwammenthal, le directeur de l’Institut transatlantique du Comité juif américain à Bruxelles, dans une déclaration.

Tout en condamnant le terrorisme en général et contre les Israéliens en particulier, la résolution ne mentionne pas le Hamas, qui est sur la liste noire des groupes terroristes de l’Union européenne et qui contrôle Gaza.

« Nous aurions également aimé voir le Hamas clairement nommé dans la résolution en tant qu’organisation terroriste responsable de la souffrance de sa propre population en détournant les fonds des services publics vers les infrastructures terroristes », a déclaré un porte-parole de l’AJC au JTA.

La résolution comporte également de nombreuses allégations contre Israël et une déclaration selon laquelle Jérusalem devrait être « la capitale des deux États » – d’un Etat israélien et d’un Etat Palestinien.

« Les implantations sont illégales en vertu du droit international », affirme la résolution, qui insiste « en particulier l’approbation par la Knesset le 6 février 2017 de la ‘loi de régularisation’, qui permet une légalisation rétroactive des implantations construites sur les propriétés palestiniennes sans le consentement des propriétaires privés légitimes ».

L’établissement des implantations israéliennes en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, n’a pas de validité juridique et constitue une violation flagrante du droit international et constitue un obstacle majeur à la mise en place de la solution à deux États », a souligné la résolution.

La résolution suggère également que les Arabes israéliens ne jouissent pas de droits égaux en Israël. Le texte « appelle à l’égalité des droits pour tous les citoyens d’Israël ». Il demande également à Israël de lever son blocus sur la bande de Gaza.