Les députés italiens ont voté vendredi à une large majorité des motions prudentes encourageant le gouvernement de Matteo Renzi à soutenir l’objectif de la constitution d’un Etat palestinien.

Le premier texte soutenu par le Parti démocrate (PD) du président du Conseil demande au gouvernement de « promouvoir la reconnaissance de la Palestine », tout en prenant « en considération les préoccupations et les intérêts légitimes de l’Etat d’Israël ».

Une autre motion, défendue par les centristes de Scelta Civica (SC), membre de la coalition gouvernementale, demande au gouvernement de « promouvoir l’obtention d’un accord politique entre le Fatah et le Hamas, qui, à travers la reconnaissance de l’Etat d’Israël et l’abandon de la violence, détermine les conditions pour la reconnaissance de l’Etat palestinien ».

Plusieurs autres motions présentées par des partis d’opposition — qui demandaient pour certains la reconnaissance d’un Etat de Palestine ou appelaient au contraire à éviter toute « accélération » susceptible de « légitimer les organisations terroristes islamiques, Hamas compris » — ont en revanche été rejetées.

Dans un communiqué, l’ambassade d’Israël s’est félicitée de la modération des textes adoptés : le Parlement italien « a préféré soutenir la négociation directe entre Israël et les Palestiniens, sur la base du principe des deux Etats ».

Ces motions n’engagent pas le gouvernement, qui cependant devrait s’en inspirer.

Le Parlement italien se montre ainsi plus prudent que les Parlements français, britannique et espagnol qui ont demandé à leur gouvernement de reconnaître l’Etat palestinien, ce que la Suède a fait en octobre.