La situation de Maariv, l’un des plus anciens quotidiens israéliens, s’est détériorée mercredi lorsque les 183 employés du journal ont été mis en congé sans recevoir leur salaire.

La direction n’a pas révélé combien de temps durerait ce « congé ».

La nouvelle intervient à la fin d’une semaine éprouvante pour le journal, dont l’édition quotidienne a cessé d’imprimer dimanche dernier.

Le propriétaire Shlomo Ben Tzvi a demandé samedi soir aux journalistes de ne pas se présenter sur leur lieu de travail.

L’ancien quotidien le plus lu d’Israël a connu un déclin continu de son lectorat et de ses revenus au cours des dernières années.

Mardi, les employés ont déposé une plainte contre Ben Tzvi, affirmant que leurs fonds de retraite ne leur avaient pas été payés depuis juillet 2013, malgré des retenues mensuelles sur leurs salaires.

Ben Tzvi, patron de la société Makor Rishon, qui a racheté Maariv en 2012, chercherait de nouveaux partenaires ou des acheteurs pour le journal en grande difficulté.

La société Makor Rishon, qui possède également un hebdomadaire, est redevable de 35 millions de shekels [plus de 7 millions d’euros] à ses créanciers (dont ses pigistes) et ses employés, en raison des mauvaises ventes de Maariv.

Ben Tzvi a fait savoir à la justice que son entreprise ne pouvait éponger toutes ses dettes en même temps. Makor Rishon aurait perdu 90 millions de shekels [18,5 millions d’euros] en un an et demi.

Ben Tzvi a proposé un plan de sauvetage, qui comprend des réductions drastiques de personnel ainsi que la vente du site Internet de Maariv (NRG) et la fin de l’impression du quotidien dans son format actuel.

Il aurait l’intention de transformer Maariv en journal gratuit, distribué le soir et avec une pagination considérablement réduite.

Lors de la réunion où la nouvelle a été annoncée, plusieurs employés en colère se sont tournés vers le fiduciaire nommé par le tribunal, l’accusant d’être « un bourreau pour Ben Tzvi. »

Avec l’équipe du Times of Israel.