Les Etats-Unis ne croient pas que le boycott exercé à l’encontre d’Israël aidera à résoudre le conflit israélo-palestinien, a déclaré, vendredi 31 janvier, Marie Harf, porte-parole adjointe du Département d’Etat américain.

En effet, deux banques européennes ont mis fin récemment à un partenariat qui les liait à des entreprises israéliennes travaillant en Cisjordanie.

« Les boycotts menés contre Israël n’aident pas et nous nous y opposons, » a-t-elle déclaré.

Deux semaines auparavant, deux des plus grandes institutions européennes, du domaine de la finance, ont annoncé qu’elles cesseraient toute collaboration avec les banques israéliennes, qui font des affaires avec les implantations juives en Cisjordanie, jugées par l’Union européenne comme illégales, en vertu du droit international.

La banque suédoise « Nordea » et la banque danoise « Danske », sont les deux plus importants établissements bancaires de leur pays respectifs, et sont en outre, considérés comme deux des plus importantes institutions financières en Europe – avec plus de 16 millions de clients à travers tout le continent. Ces banques détiennent aussi des milliards de dollars d’actifs.

Selon le site d’informations Walla, la banque danoise « Danske » a récemment mis à jour la liste des entreprises avec lesquelles elle a l’intention de continuer à travailler. Ainsi, cette liste exclut la banque israélienne Hapoalim, qui possède plusieurs branches situées au-delà de la Ligne verte, dans les implantations juives et qui a aussi investi dans de nombreux projets dans l’ensemble de la Cisjordanie.

Tandis que la banque suédoise « Nordea » a exigé que les banques israéliennes Leumi et Mizrahi Tefaot publient immédiatement leurs activités opérées en Cisjordanie.

Un communiqué officiel publié, il y a deux semaines, par la banque suédoise, fait référence aux craintes concernant « d’éventuelles violations des normes internationales » que les banques israéliennes auraient commis.

Le guide des instructions publié par l’Union européenne en juillet dernier, interdit le financement européen et la collaboration avec les institutions israéliennes établies ou opérant au-delà de la Ligne verte.

Une autre exigence y est signalée, selon laquelle, tous les futurs accords passées entre Israël et l’Union européenne devra inclure une clause qui stipule qu’Israël accepte l’idée que nuls territoires situés au-delà de la Ligne verte ne lui appartient.

En décembre dernier, la compagnie des eaux néerlandaises Vitens, qui fournit 5.4 millions de personnes aux Pays-Bas, a annoncé qu’elle allait mettre fin aux collaborations entreprises avec son homologue israélien Mekorot, en signe de protestation des activités des sociétés israéliennes en Cisjordanie.

« La compagnie est arrivée aux conclusions qu’il serait difficile de développer des partenariats ensemble, étant donné que ces partenariats ne peuvent pas être dissociés de leur contexte politique. Nous obéissons au droit international, » peut-on lire dans un communiqué de la société néerlandaise.

Toujours en décembre, l’agence du Commerce et de l’Investissement britannique a découragé les entreprises britanniques à faire des affaires avec des entreprises situées ou associées aux implantations de Cisjordanie.

L’agence a mis en garde les entreprises « des risques évidents liés aux activités économiques dans les colonies », qui sont, « illégales au regard du droit international, constituent un obstacle à la paix et menacent de rendre, une solution à deux Etats, impossible. »

Le rapport exhorte les entreprises qui envisagent une implication économique et financière dans les implantations, à demander une aide juridique. Il souligne « les éventuelles conséquences sur leur réputation », qui pourraient résulter de leurs collaborations avec des entreprises situées au-delà de la Ligne verte, ainsi que « des éventuelles violations des droits des individus. »

Yifa Yaacov a contribué à cet article.