Les États-Unis ont confirmé mercredi avoir réapprovisionné Israël en munitions, quelques heures après avoir fermement condamné l’attaque d’une école de l’ONU à Gaza.

L’armée israélienne avait demandé un réapprovisionnement le 20 juillet afin de remédier à la baisse de ses stocks, a indiqué le Pentagone. Le ministère américain de la Défense a approuvé la vente trois jours plus tard.

« Les États-Unis se sont engagés à garantir la sécurité d’Israël, et il est crucial pour les intérêts nationaux américains d’aider Israël à développer et à maintenir une capacité d’autodéfense forte et réactive », a déclaré John Kirby, un porte-parole du Pentagone, dans un communiqué.

« Cette vente d’armement est cohérente avec ces objectifs », a-t-il estimé.

Une partie des munitions provient d’un stock entreposé par l’armée américaine sur le sol israélien à l’usage de Tsahal pour les cas d’urgence, d’une valeur d’environ un milliard de dollars (746 millions d’euros).

M. Kirby a souligné que ces munitions étaient stockées là « depuis plusieurs années, bien avant la crise actuelle ».

« La décision de délivrer des munitions à partir de ce stock était purement ministérielle et ne nécessitait par l’approbation de la Maison Blanche », a-t-il précisé.

Mais le porte-parole n’a pas dit si la Maison Blanche avait été impliquée dans la décision de vendre l’autre partie des munitions délivrées à Israël.