Les États-Unis n’ont pas participé lundi à la session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, consacrée aux violations des droits humains dans les territoires palestiniens.

« La délégation des États-Unis ne parlera pas aujourd’hui de la Palestine », a déclaré à l’agence Reuters un porte-parole américain à Genève au début du débat du Conseil de droits de l’homme.

Cette décision a été interprétée par Reuters comme faisant partie de la « réévaluation » par le président américain Barack Obama de l’approche de Washington vis-à-vis du processus de paix israélo-palestinien à la lumière des propos pré-électoraux du Premier ministre Benjamin Netanyahu (écartant la création d’un Etat palestinien).

Mais une source au ministère israélien des Affaires étrangères a catégoriquement démenti l’analyse de Reuters.

« C’est à la demande d’Israël que les Américains ne sont pas présents lors du débat », a déclaré le porte-parole israélien Emmanuel Nahshon.

La délégation d’Israël à l’organisme des Nations unies basé à Genève a également refusé de prendre part au débat sur la situation des droits de l’Homme dans les Territoires palestiniens.

Le représentant israélien n’était pas présent dans la salle, ce qui, selon une source proche du Conseil, est considéré comme un boycott.

« On ne fait pas de commentaire là-dessus », a déclaré à l’AFP une porte-parole de la mission israélienne auprès de l’ONU.

Les États-Unis prennent traditionnellement la défense d’Israël à l’ONU et dans ses organes constitutifs face à la censure internationale.

Le représentant américain était également absent. Un porte-parole de la mission américaine a expliqué que l’ambassadeur américain Keith Harper se trouvait à Washington.

La commission devait présenter ses premières conclusions lundi. Mais les enquêteurs de l’ONU ont demandé à repousser la publication de leur rapport à juin 2015, en raison de la démission, début février, du président de la commission, le juriste canadien William Schabas, qui avait été mis en cause par Israël pour « conflit d’intérêts ».

Le conflit d’intérêts porte sur une note juridique que M. Schabas avait rédigé en 2012 pour l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).