La décision, prise samedi, aura de multiples conséquence. L’Alliance des étudiants de l’université de Windsor a coupé les liens avec toutes les entreprises qui feraient du commerce avec Israël.

Ces compagnies incluent des grandes chaînes comme Costco, Sears, Home Depot et Canadia Tire. L’Alliance devra également vérifier que ses investissements n’ont aucun lien avec l’État juif, selon le Lance, la gazette étudiante du campus.

« Nous laissons tous nos élèves s’exprimer sur le sujet, et nous pensons que cela a un plus grand impact, » a affirmé Mohammed Almoayad, le président du Groupe de Solidarité aux Palestiniens du campus, au quotidien Windsor Star. « Nous sommes très fiers. »

Mais l’un des membres du groupe, ouvertement opposé au référendum, affirme que la décision a créé un environnement hostile sur le campus pour les étudiants juifs et/ou pro-Israël.

« Malheureusement, l’université de Windsor n’est plus un lieu sûr pour les étudiants juifs, » a indiqué David au Windsor Star, qui n’a pas souhaité révéler son nom de famille pour des raisons de sécurité.

« Avec cette campagne BDS, on ne se sent plus en sécurité si on porte une kippa ou même un T-shirt avec des lettres hébraïques. »

Au début du référendum, la semaine dernière, le bureau d’un des membres du conseil des étudiants, Jake De Jong, a été saccagé.

Une étoile de David et le mot « sioniste » ont été taggués sur une affiche « Support Our Troops » (Soutenez nos troupes) sur le mur de son bureau. La police enquête sur l’incident.

Le président de l’université, Alan Wilderman, a indiqué que l’institution enquêtait sur le processus du référendum et sur ses éventuelles conséquences, après avoir reçu plusieurs plaintes.

« L’université de Windsor ne fera pas de compromis dans son engagement à faire du campus un endroit accueillant et sûr pour tous ses étudiants, » a déclaré Wilderman dans un communiqué.

Le référendum a recueilli 798 votes en faveur du BDS, et 585 contre. L’université accueille environ 14 000 étudiants chaque année.

De nombreux conseils d’étudiants au Canada et aux États-Unis ont pris des décisions similaires, un référendum voté par les étudiants est très rare.

En 2012, la bibliothèque universitaire avait enlevé trois globes de sa vitrine après qu’Israël ait été effacé de leurs cartes.