MONTREAL, Canada — Des étudiants pro Palestiniens à l’Université McGill de Montréal n’ont pas réussi à faire voter une motion pro Boycott, Cession et Sanctions (BDS) contre Israël.

La motion controversée qui avait été adoptée par la société étudiante de l’université le 22 février par un vote de 512 contre 357, et qui avait été perçue comme un coup dur par des étudiants pro Israël, n’a pas pu être ratifiée après avoir été rejetée par un vote en ligne de 2 819, soit 57 % des étudiants en licence votant, contre 2 119, ou environ 43 %. Environ 440 étudiants se sont abstenus.

« Le mouvement BDS, qui entre autres choses appelle les universités à couper les liens avec les universités israéliennes, va en contradiction avec la tolérance et le respect que nous chérissons comme des valeurs fondamentales à l’université », a déclaré Suzanne Fortie, la vice-présidente de McGill.

« Il propose des actions qui sont contraires aux principes de la liberté académique, de l’égalité, de globalité et l’échange de points de vue et d’idée dans un discours ouvert et responsable », a-t-elle ajouté.

Fortier a déclaré que McGill, qui a toujours gardé le silence sur la question, ne pouvait pas réagir à la question BDS jusqu’à ce que la date limite de vote en ligne ne passe « par respect pour le processus de gouvernance étudiante ».

Les forces pro-BDS à McGill ont essayé et échoué à trois reprises au cours des 18 derniers mois de faire passer une motion BDS.

Après qu’une motion ait finalement passé le gouvernement étudiant le 22 février, plusieurs étudiants pro Israël ont déclaré avoir rencontré de l’hostilité ouverte et même de l’antisémitisme dans des médias sociaux, alors que d’anciens donateurs de McGill ont promis d’arrêter de faire des dons.

La motion a été votée par le gouvernement étudiant le même jour que le parlement canadien a passé une motion condamnant formellement le BDS. La motion du parlement a passé par un vote de 229-51. Elle appelle le gouvernement canadien à « condamner toute tentative par des organisations canadiennes, des groupes ou des individus de faire la promotion du mouvement BDS, aussi bien dans le pays qu’à l’étranger ».

Au cours de dernières années, plusieurs universités canadiennes ont passé des motions pro-BDS.