Des membres de familles de victimes du terrorisme tuées par des prisonniers palestiniens récemment libérés, liées avec les négociations de paix en cours, ont demandé au président américain Barack Obama de relâcher Jonathan Pollard.

La lettre, signée par 22 membres de familles de victimes, a été expédiée dimanche à l’ambassadeur américain en Israël, Dan Shapiro, pour qu’il la remette au président américain. La lettre a été diffusée par l’Associatione Almagor des victimes du terrorisme.

« M. le Président, c’est avec le cœur brisé que nous nous tournons vers vous et vous demandons – s’il-vous-plaît, libérez Pollard, au nom de la justice, de la compassion et de l’humanité, » est-il écrit dans la lettre. La lettre décrit leur douleur, leur souffrance et leur tentative manquée d’empêcher la libération de prisonniers au cours des huit derniers mois.

« Nous n’avons malheureusement pas gagné notre combat. Près de
80 meurtriers de sang froid ont été relâchés lors des trois dernières libérations, et ont été reçus en héros par les foules et Abu Mazen, » explique la lettre.

Israël a libéré ces prisonniers durant les huit derniers mois comme convenu dans un accord visant à relancer le processus de paix en juillet 2013. Vingt-huit détenus devaient encore être relâchés à la fin du mois de mars, mais Israël a retardé la libération, attendant que le processus progresse, ou un accord de prolongation des négociations par les Palestiniens. La fin officielle des négociations est actuellement fixée au 29 avril.

Tentant de convaincre Israël de relâcher le dernier contingent de prisonniers, le secrétaire d’État américain John Kerry a offert de libérer Pollard, l’espion israélien condamné à perpétuité. Pollard est actuellement enfermé depuis 29 ans dans une prison américaine. Beaucoup de responsables des renseignements américains sont opposés à sa libération.

« Si toutes les demandes et considérations n’étaient pas suffisantes, faites-le comme un geste aux familles qui ont perdu des êtres chers, qui se sont vues forcées de regarder les meurtriers de leurs êtres précieux être relâchés, pour qu’au bout du compte, la tragédie Pollard puisse leur offrir une maigre consolation, » indique la lettre.