Les femmes du mur ont déposé une requête auprès de la Cour suprême israélienne réclamant le droit de prier sans interruption au mur Occidental de Jérusalem.

La requête, déposée mardi contre la police israélienne, le Western Wall Heritage Foundation et le rabbin du mur Occidental, Shmuel Rabinovitz, demande également au tribunal d’ordonner à la police de s’assurer que les femmes soient protégées de la violence physique et verbale lorsque celles-ci prient sur le site saint.

Elles souhaitent une injonction temporaire obligeant les défendeurs à expliquer leur incapacité à assurer les droits des Femmes du mur de prier dans la section des femmes du site sans être dérangées, selon une déclaration de l’organisation.

La requête sommait également les défendeurs d’expliquer pourquoi ils n’ont pas mis en œuvre les mesures nécessaires pour arrêter ceux qui tentent régulièrement de perturber leurs services de prière en utilisant la violence physique et verbale.

Les Femmes du mur ont déclaré dans un communiqué que pendant les services de prière mensuels, ses membres sont exposés « aux insultes, à l’incitation à la haine, aux crachats, aux sifflements, à des cris intenses et continus et à des bouteilles jetées sur eux. Malgré cette conduite inacceptable, qui comprend des infractions criminelles, leurs demandes de protection sont accueillies avec indifférence par la police israélienne, les huissiers et par les gardiens du Western Wall Heritage Foundation.

Des ultra-orthodoxes protestent contre les Femmes du mur au mur Occidental de la Vieille Ville de Jérusalem, le 27 février 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Des ultra-orthodoxes protestent contre les Femmes du mur au mur Occidental de la Vieille Ville de Jérusalem, le 27 février 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

En janvier, la Cour suprême a statué en faveur des femmes et les a autorisées à lire la Torah dans la section des femmes au mur Occidental.

Il a également déclaré qu’une zone de prière égalitaire qui leur était réservée à proximité de l’arche de Robinson ne constituait pas un accès au site sacré.

La décision datant du mois de janvier a été prise en réponse à une requête de l’Original Women of the Wall, un groupe qui s’est séparé des Femmes du mur, qui souhaitent prier dans la section des femmes et qui rejettent un éventuel compromis qui élargirait l’espace alternatif de prière à l’arche de Robinson.