Les membres du groupe des Femmes du mur se sont vues refuser l’entrée du mur Occidental jeudi matin. Elles avaient refusé de se soumettre aux fouilles corporelles, condition sine qua non de l’entrée dans le lieu de culte. On notera cependant que la Cour suprême a récemment annoncé que ces fouilles étaient interdites.

L’organisation, qui milite pour la création d’une zone de prière mixte sur le lieu saint, a déclaré mercredi dans un communiqué, qu’elles prieraient au mur Occidental jeudi matin pour marquer l’anniversaire de l’accord sur le mur Occidental, un compromis qui a consacré une partie du mur – connue sous le nom d’arche de Robinson – à cet espace de prière égalitaire.

L’accord a été conclu en janvier dernier, mais n’a toujours pas été mis en œuvre. Le parti ultra-orthodoxe Shas qui fait partie de la coalition au pouvoir a proposé une législation qui imposerait des amendes et des peines de prison à celui ou celle qui violeraient les pratiques orthodoxes au mur Occidental. Cette législation contrecarrerait l’accord de l’an dernier, car il interdirait aux femmes de lire la Torah où que ce soit sur le lieu saint.

Dans un communiqué de presse, les Femmes du mur ont déclaré qu’elles sont arrivées au mur Occidental jeudi matin, et des gardes leur ont demandé de retirer leurs manteaux et de se soumettre à des fouilles corporelles. Cette demande va à l’encontre de la récente décision de la Cour suprême.

Ayant refusé de se soumettre aux demandes du garde, le groupe a été contraint d’effectuer leur office à l’extérieur du mur Occidental, et n’ont pas eu l’autorisation d’utiliser les rouleaux de la Torah, qui sont d’ordinaire à la disposition du public.

Le fait que les gardes imposent des fouilles corporelles n’est pas nouveau. En décembre, des membres et des partisans du groupe ont été soumis à des fouilles corporelles à leur entrée sur le site. Elles ont également été dérangées durant leur office mensuel du début du mois par des femmes ultra-orthodoxes qui ont bruyamment sifflé en leur direction.

Durant les fouilles de décembre, destinées à éviter la contrebande de rouleaux de la Torah dans la section des femmes, certains femmes ont reçu l’ordre d’enlever leurs manteaux et foulards, et au moins une femme a dû enlever ses vêtements dans une fouille privée, avait alors indiqué le quotidien Haaretz.