L’Etat pourra à présent punir les hommes qui refusent d’accorder à leurs femmes un divorce religieux, appelé guet en hébreu, en accord avec une nouvelle directive de Shai Nitzan, procureur de l’Etat, a annoncé lundi la Deuxième chaîne.

Selon la loi juive, une femme à qui le guet n’est pas accordé, parfois appelée une « femme enchaînée », ne peut pas se remarier, ce qui la place dans un état intermédiaire difficile.

Les tribunaux religieux et certains contrats de mariage plus modernes ont cherché à résoudre ce problème et à libérer ces femmes, même si leurs époux refusent de leur accorder le divorce. Cependant, ces femmes n’avaient aucun recours devant le système judiciaire, jusqu’à présent.

« Dans les cas où les tribunaux rabbiniques donnent un ordre demandant un guet, nous pouvons à présent envisager d’ouvrir une enquête contre l’homme qui refuse le divorce et de le juger pour avoir ignoré un ordre légal, dans le cadre de l’article 287 du code pénal », a écrit Nitzan dans sa nouvelle directive.

Le procureur de l'Etat, Shai Nitzan, devant le ministère de la Justice, à Jérusalem, le 23 décembre 2015. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le procureur de l’Etat, Shai Nitzan, devant le ministère de la Justice, à Jérusalem, le 23 décembre 2015. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Quand un homme est jugé coupable du crime d’avoir ignoré un ordre légal en refusant d’accorder le divorce, l’accusation le condamnera à une peine de prison pour une réelle période de temps », a-t-il écrit.