Les forces soutenues par l’Iran pourraient n’être maintenues qu’à cinq kilomètres de la frontière israélienne, d’après les termes d’un accord de cessez-le-feu négocié entre les Etats-Unis, la Russie et la Jordanie, selon des informations transmises cette semaine.

Un responsable israélien a déclaré que les milices associées à l’Iran auraient l’autorisation de se positionner à seulement cinq à sept kilomètres de la frontière dans certaines zones, a fait savoir Reuters lundi.

Dans d’autres secteurs, les forces alliées à la République islamique pourraient devoir se tenir à 30 kilomètres de la frontière, a expliqué le responsable qui s’est exprimé auprès de l’agence de presse sous couvert d’anonymat. Les arrangements finaux dépendront des positions actuelles adoptées par les forces rebelles en lutte contre le régime d’Assad, du côté syrien du plateau du Golan.

Selon des informations parues dans les médias, l’accord s’applique même aux groupes mandataires iraniens qui se battent au service du régime du président Bashar el-Assad.

Le ministre israélien des Renseignements Yisrael Katz a refusé de confirmer ces détails mais les autorités israéliennes ont indiqué que l’accord ne va pas assez loin pour tenir à distance de la frontière israélienne l’Iran et ses milices affiliées.

« Même si nous envisageons favorablement l’accord sur la nécessité d’éliminer les forces étrangères – et en particulier les forces iraniennes, le Hezbollah et les milices chiites de la zone – le test sera sur le terrain, ni dans les mots, ni dans les intentions. Israël a déjà établi clairement que le pays n’acceptera pas que l’Iran et ses affiliés et mandataires installent une base en Syrie, ce qui serait une menace permanente et une source constante de tensions, de friction et d’instabilité », a commenté Katz lundi.

Yisrael Katz, ministre des Transports et du Renseignements, pendant une conférence de presse sur la création d’une île artificielle au large de Gaza et d’un réseau ferré moyen-oriental, le 5 avril 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Israël a fait pression pour que l’Iran ne puisse pas s’ancrer durablement en Syrie.

Samedi, le ministre de la Défense Avigdor Liberman a indiqué que l’Etat juif « ne permettra pas à l’axe chiite de s’établir en Syrie en tant que base d’action » après la publication de photographies montrant la construction d’une base iranienne permanente à environ 50 kilomètres du plateau du Golan israélien.

Dimanche, le ministre Tzachi Hanegbi a noté que l’accord « ne répond pas à la demande sans équivoque d’Israël qu’aucun développement ne puisse survenir qui permettrait de rapprocher les forces iraniennes ou du Hezbollah de la frontière israélienne avec la Syrie, au nord ».