Le chef de la branche aérienne des Gardiens de la Révolution d’Iran, qui dirige également son programme de missiles, a affirmé que le pays était en possession de missiles extrêmement destructeurs, comparables à la « Mère de toutes les bombes » américaines, la plus grande bombe non nucléaire au monde.

« Suite à une proposition de la Force aérospatiale du corps des Gardiens de la Révolution islamique, l’Organisation des industries de la défense d’Iran a fabriqué une bombe de 10 tonnes », a déclaré vendredi le général Amir Ali Hajizadeh pendant un entretien accordé à FARS, une agence de presse liée au régime.

« Ces bombes sont à notre disposition et peuvent être larguées depuis l’avion Ilyushin et elles sont très destructrices. »

Hajizadeh a décrit le missile comme le « père de toutes les bombes », le comparant à la bombe américaine GBU-43 Massive Ordnance Air Blast, ou MOAB, qui comprend 11 tonnes d’explosifs, surnommée la « mère de toutes les bombes » (dont les initiales sont également MOAB en anglais.)

En avril, l’armée américaine avait utilisé cette bombe en Afghanistan, tuant 36 personnes dans la destruction d’un large réseau de tunnels du groupe de l’Etat islamique.

Une bombe GBU-43/B, surnommée la Mère de toutes les bombes, exposée devant le musée de l'armement de l'Armée de l'Air, sur la base aérienne d'Ebulin, en Floride. Illustration. (Crédit : Fl295/domaine public/Wikipedia)

Une bombe GBU-43/B, surnommée la Mère de toutes les bombes, exposée devant le musée de l’armement de l’Armée de l’Air, sur la base aérienne d’Ebulin, en Floride. Illustration. (Crédit : Fl295/domaine public/Wikipedia)

Hajizadeh a dit à FARS que l’équivalent iranien de cette bombe permettrait à son pays de défier la coalition dirigée par les Etats-Unis en Irak et en Syrie.

« Les Américains, parmi d’autres, sont venus en Irak et en Syrie pour les désintégrer, mas ce qui finira par se produire, ce sera la volonté de l’Iran », a-t-il dit, faisant apparemment référence aux victoires du gouvernement syrien, soutenu par Téhéran, et des différentes milices chiites présentes dans les deux pays. « Je ne vois aucune armée au monde qui ne soit sur un pied d’égalité avec les Gardiens de la Révolution. »

Les propos d’Hajizadeh ont été tenus à un moment sensible pour l’Iran, où le président américain Donald Trump a signalé qu’il envisageait de se retirer de l’accord nucléaire de 2015.

Vendredi, H.R. McMaster, le conseiller américain à la sécurité nationale, a indiqué que l’Iran serait le principal sujet de discussion entre Trump et le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant leur réunion lundi, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.

Le président américain Donald Trump, à gauche, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu au musée d'Israël, le 23 mai 2017. (Crédit : autorisation)

Le président américain Donald Trump, à gauche, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu au musée d’Israël, le 23 mai 2017. (Crédit : autorisation)

« Même si leurs conversations porteront sur de nombreux sujets, nous attendons que le comportement déstabilisateur de l’Iran, notamment les violations de souveraineté de plusieurs pays du Moyen Orient, soit au cœur des discussions », a dit McMaster.

Netanyahu devrait présenter à Trump une stratégie pour annuler l’accord historique signé par l’administration de Barack Obama, ou pour l’amender.