Les grottes de Beit Guvrin-Maresha, au sud-ouest de Jérusalem, ont été classées dimanche « site du patrimoine mondial » par l’UNESCO, le bras culturel des Nations unies.

Le comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a approuvé dimanche le parc national de Beit Guvrin-Maresha pour être inscrit dans sa liste. Ce choix porte à huit le nombre de sites israéliens classés, plus deux autres en Cisjordanie.

En faisant son annonce, le comité a qualifié les grottes de « ville sous la ville ».

Ce réseau de quelque 800 grottes en forme de cloches « se caractérise par des grottes artificielles, creusées par des hommes, dans une épaisse couche de calcaire tendre, en Basse Judée. »

« Il comprend des chambres et des réseaux aux formes variées, situées au-dessous des anciennes villes jumelles de Maresha et de Beit-Guvrin, qui témoignent d’une succession de périodes historiques qui s’étendent sur
2 000 ans, de l’âge du fer aux croisades, ainsi que d’une grande variété de méthodes de construction souterraines », selon le comité.

Les autres sites israéliens déjà décrits comme faisant partie du patrimoine mondial sont : Tel Aviv, Massada, les collines bibliques
(les « Tel »), la Route de l’encens, les temples Bahaï à Haïfa, la Vieille Ville d’Acre et la réserve naturelle de Nahal Mearot, classée en 2012.

La candidature de Beit Guvrin-Maresha a été préparée par le ministère des Affaires étrangères en collaboration avec l’Autorité des parcs et de la nature et plusieurs autres institutions israéliennes.

La décision d’ajouter Beit Guvrin-Maresha à la liste du patrimoine mondial intervient deux jours après que le Comité du patrimoine mondial ait ajouté à la liste du patrimoine mondial en péril les terrasses en pierre du village palestinien de Battir ainsi qu’un système d’irrigation mis en place à l’époque romaine. Le village est classé comme étant situé en « Palestine ».