Le ministère de l’Immigration et de l’Intégration annonce que l’année juive, qui s’achève mercredi avec Rosh Hashana, connait les meilleurs chiffres de l’immigration de ces cinq dernières années.

Cela est essentiellement dû à l’afflux des Juifs de France qui fuient l’antisémitisme et la crise économique, et d’Ukraine qui fuient le conflit.

Cette déclaration a été faite alors qu’un avion, avec à son bord 140 immigrés de Russie et d’Ukraine, venait tout juste d’atterrir à l’aéroport international de Ben Gurion lundi.

Environ 24 800 nouveaux immigrants ont été enregistrés cette année, ce qui correspond à une augmentation de 28 % comparée aux chiffres de l’année précédente.

« Cette augmentation de l’immigration en provenance des quatre coins de la planète, une année où notre ennemi essaie d’ébranler notre sécurité et conteste la légitimité d’Israël, prouve qu’Israël est un pays qui garantit la sécurité de ses citoyens et le futur du peuple juif », a déclaré Natan Sharansky, le président de l’Agence juive.

« Chacun des dizaines de milliers d’immigrants qui sont arrivés en Israël cette année met fin à 2 000 ans d’errance ».

Les chiffres des immigrés en provenance de la France et de l’Ukraine ont plus que doublé. Ils sont passés de 2 650 à près de 6 000 pour la France et de 2 000 à près de 4 200 pour l’Ukraine, vraisemblablement à cause des troubles dans les deux pays.

Le nombre d’immigrants venant d’Italie a aussi doublé par rapport à l’année dernière : ils étaient 270 à arriver en Israël cette année.

Pour la première fois, la majorité des personnes qui ont fait leur alyah cette année venaient de l’Hexagone.

Les immigrations américaine, anglaise et belge ont légèrement augmenté, mais cette hausse n’est pas statistiquement significative.

Le nombre d’immigrants venant de Russie a augmenté de 22 % et le taux d’immigration d’Amérique du Sud a lui aussi augmenté de 20 %.

De plus, la majorité (60 %) des nouveaux arrivants ont moins de 35 ans. Un quart de ces personnes ont moins de 18 ans.