Les Israéliens d’origine éthiopienne vont pouvoir donner leur sang sans restriction.

La nouvelle mesure du ministère de la Santé rentrera en vigueur le 1er juillet, a annoncé Haaretz dans la journée de mardi, citant le service d’urgence de Magen David Adom. Les dons du sang de la part des Israéliens nés en Ethiopie sont interdits depuis 1977.

La date d’application de cette nouvelle règlementation a été annoncée lors de la réunion, lundi, de la Commission de la Knesset pour l’Immigration, l’Intégration et les Affaires de la Diaspora.

La participation à des campagnes de don du sang ne pourra dorénavant être refusée qu’aux Israéliens ayant passé plus d’une année dans un pays touché par une maladie répandue, notamment par le VIH/SIDA.

Le ministère a également changé les règles en ce qui concerne le don de sang des homosexuels et des personnes âgées de plus de 65 ans.

Avraham Neguise, parlementaire issu du Likud et président de la Commission pour l'Immigration, l'Intégration et la Diaspora. (Crédit :  Government Press Office)

Avraham Neguise, parlementaire issu du Likud et président de la Commission pour l’Immigration, l’Intégration et la Diaspora. (Crédit : Government Press Office)

Malgré la levée de l’interdiction, le président de la Commission de l’Immigration, le parlementaire Avraham Neguise, a expliqué que “la décision prise par le MDA de repousser l’acceptation de ces dons du sang de six mois supplémentaires – ce qui n’est pas justifié au niveau médical – est une continuation de la discrimination et de la privation”, selon Haaretz.

Le problème posé par l’Ethiopie a été appréhendé à la fin de l’année 2012 lorsque des législateurs israéliens ont demandé que soient examinées les politiques de don du sang mises en oeuvre par le Magen David Adom, après le rejet du don de sang d’un membre de la Knesset né dans ce pays.

La législatrice Pnina Tamano-Shata, issue du parti Yesh Atid, avait tenté de participer à une campagne spéciale de don du sang au mois de décembre 2013. Il lui avait été répondu qu’elle ne pourrait pas prendre part à la campagne parce qu’elle était éthiopienne.

Il lui avait été par ailleurs indiqué qu’elle pourrait donner son sang, mais que celui-ci serait congelé et qu’il ne serait jamais utilisé.

La question est apparue pour la première fois aux yeux de l’opinion publique israélienne en 1996, suite à la révélation que Magen David Adom aurait, en secret, disposé du sang donné par les Juifs éthiopiens, craignant qu’ils ne soit porteur du VIH/SIDA.

Ce scandale avait mené à des affrontements violents entre la police israélienne et des manifestants éthiopiens, qui clamaient être traités comme des citoyens de seconde zone.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.