Les communautés juives de Sydney et de Melbourne se sont rassemblées dimanche pour manifester leur solidarité envers les familles des trois adolescents israéliens enlevés. Organisés par les mouvements de jeunesse sionistes locaux, les événements ont réuni des centaines de personnes de différents horizons.

La nouvelle de l’enlèvement d’Eyal Yifrach (19 ans), Gil-ad Shaar (16 ans) et Naftali Frenkel (16 ans) a atteint l’Australie samedi matin et en quelques heures, la plupart des synagogues priaient et récitaient des psaumes pour leur bien-être. Certains ont estimé, cependant, que les prières spontanées ne suffisaient pas, et ont organisé une rencontre entre les communautés.

Les membres de la communauté juive « ont senti que quelque chose devait être fait et étaient à la recherche de moyens pour aider », a déclaré au Times of Israel Rafi Lawrence qui est à la tête du mouvement [sioniste religieux] Bnei Akiva de Sydney. « Bien qu’il soit difficile de combler l’écart physique entre nous, nous pouvons toujours essayer d’aider sur le plan spirituel ».

« Tous les mouvements, madrichim [dirigeants] et chanichim [participants], qui représentent la face active du sionisme en Australie, sont invités à assister et à participer. Cette question est très préoccupante – les personnes enlevées ont le même âge que nos propres participants », écrit-il dans un e-mail. La détresse des mouvements n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd.

« En tant que madrichim nous nous sentons la responsabilité de garder la communauté reliée à Israël, et ce sentiment est amplifié au centuple à un moment comme celui-ci », a déclaré Dana Slonim, la tête du mouvement de la jeunesse Hineni, au Times of Israel.

« Expliquer à des jeunes de 16 ans que les garçons avaient le même âge qu’eux était très dur. Mais ils nous ont dit : un Juif est Juif. Cela n’a pas d’importance à quelle distance nous sommes d’Israël, nous nous sommes réunis ce soir pour prier pour nos garçons parce que c’est la seule chose que nous pouvons faire », a déclaré Slonim.

A Sydney, l’ancien Grand Rabbin séfarade Shlomo Amar, qui était en visite pour d’autres raisons, s’est adressé à la pièce remplie de personnes. Après des milliers d’années d’exil juif, a-t-il déclaré, « Nous avons pensé que nous pourrions vivre en sécurité et nous reposer en Israël. Mais il s’avère que dans notre pays nous avons encore plus besoin de l’aide de Dieu ».

« Ces prières se joignent à toutes les prières du peuple juif à la fois en Israël et à l’étranger », a déclaré le Rav Amar après avoir mené l’office avec des psaumes et d’autres prières pour la sécurité des adolescents et des forces de sécurité d’Israël.

Le rabbin a affirmé qu’il a ressenti la bienveillance sincère des gens dans la salle, et a souligné que la beauté du judaïsme se reflétait dans le fait que les gens s’aimaient.

« Plus nous nous unissons, plus nous nous ressentons la douleur des autres, plus nos prières auront de l’importance », a déclaré Amar.

Dans un e-mail aux mouvements de la ville, Lawrence explique que l’initiative visait à réunir les Juifs « ensemble au cours de cette période trouble pour soutenir les jeunes et de leurs familles ». Pendant une heure, a-t-il expliqué, les gens doivent se rassembler et montrer qu’au final nous sommes « un peuple, une nation ».