Les politiciens de droite appuient, lundi, l’accord supposé des Egyptiens de céder le Sinaï à un futur Etat palestinien pour résoudre le problème des réfugiés.

Cette offre s’est heurtée à une fin de non-recevoir de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas la semaine dernière. L’Egypte nie avoir fait toute proposition de cette nature.

Les médias israéliens de langue hébraïque ont repris cette information lundi. Ils annoncent que le président Abdel Fatah el-Sissi aurait proposé de réinstaller les Palestiniens réfugiés sur une large parcelle de terre dans la péninsule du Sinaï qui serait annexée à la bande de Gaza.

Le rejet d’Abbas n’a pas empêché la coalition du Premier ministre Benjamin Netanyahu de prendre position en faveur de cette proposition.

Le ministre du Transport Israël Katz indique dans une publication sur Facebook que ce plan est « une proposition merveilleuse », ajoutant que c’était « une vision de fin du monde ».

« Maintenant, tout ce qui reste à faire, c’est de convaincre [Abbas], les réfugiés, et la gauche israélienne – qui veut, à tout prix, redonner la terre -de soutenir ce plan ».

La députée Ayelet Shaked du parti Habayit Hayehudi a applaudi la proposition supposée de Sissi. Il indique que « c’est raisonnable et faisable » et que le président égyptien « comprend ce que la gauche israélienne n’est pas avisée de comprendre ».

Le ministre des Sciences et de la technologie Yaakov Peri a expliqué sur la radio de l’armée, le premier média à reprendre l’information, que cette proposition attribuée à Sissi était « certainement surprenante », mais a soulevé un doute quant au fait de savoir si ce genre aménagement améliorerait la situation des Palestiniens en Cisjordanie et à JérusalemvEst. « Ce serait intéressant d’étudier la proposition en détail malgré le rejet d’Abbas », indique Peri.

Le ministère des Affaires étrangères égyptien nie, cependant, toute proposition de Sissi de céder tout territoire égyptien à un futur Etat palestinien, selon le tweet du journaliste d’ABC Adam Makary.

S’exprimant lors d’un rassemblement de son parti du Fatah à Ramallah le 31 août, Abbas a déclaré qu’une haut-fonctionnaire égyptien l’avait récemment approché avec la suggestion d’installer les Palestiniens dans une zone adjacente à Gaza de 1 600 km², relançant l’idée de l’ancien conseiller sur la sécurité intérieure Giora Eiland.

« Ils [les égyptiens] sont préparés à recevoir les réfugiés, [ils affirment] ‘finissons-en avec cette histoire de réfugiés’ ». Ce seraient les mots qu’Abbas aurait prononcés, repris par l’agence d’information Maan.

« Le plan a été proposé à nouveau, mais nous l’avons refusé », aurait affirmé Abbas selon le Middle East Monitor. Il l’aurait qualifié
d’« absolument inacceptable ».