Les enseignants du réseau de lycée Bnei Akiva seront à nouveau en grève vendredi. En effet, le syndicat des enseignants poursuit sa lutte avec le ministère des Finances pour obtenir des augmentations de salaire.

La grève a été annoncée par les dirigeants du syndicat jeudi sur Facebook, ajoutant que le gouvernement faisait traîner les négociations.

Les enseignants ont dit avoir été surpris par cette annonce via les réseaux sociaux. Ils ont aussi souligné que de nombreuses écoles seront de toutes façons fermées vendredi, en raison des festivités annuelles du mouvement de jeunesse qui auront lieu ce week-end.

Le chef du syndicat, Ran Erez, a déclaré que le syndicat indiquera les prochaines étapes après les négociations.

Près de 20 000 élèves sont inscrits dans les 60 institutions affiliées au mouvement Bnei Akiva, qui est représenté dans l’ensemble du pays, notamment dans certaines villes où les enseignants ont déjà fait grève à deux reprises cette semaine.

Après une grève à l’échelle nationale mardi, le syndicat a poursuivi le mouvement de façon plus limitée. Mercredi, des lycées ont été fermés dans quatre villes : à Haïfa, à Akko, à Ashdod et à Eilat. Jeudi, les lycées de Jérusalem, Tel Aviv et Beer Sheva étaient fermés.

Le syndicat des enseignants, qui représe le corps professoral, souhaite voir une augmentation de salaire pour les nouveaux enseignants, qui atteindrait 8 000 shekels mensuels brut.

Ils perçoivent actuellement 6 400 shekels. Une augmentation similaire pour les enseignants ayant plus de sept ans d’expérience est également revendiquée, à hauteur de 600 shekels par mois.

Ran Erez (Crédit : capture d’écran YouTube)

Erez a déclaré que certaines des revendications ne coûteraient rien au ministère des Finances, mais qu’elles amélioreraient les conditions de travail des enseignants.

Les enseignants prétendent que le ministère des Finances « refuse de parvenir à un accord en toute bonne foi ».

Erez a affirmé que les négociations avec le ministère ont été interrompues après que ce dernier a accepté l’augmentation de salaire, mais à la condition qu’elle soit mise en œuvre sur les quatre années à venir. Étant donné que le ministère n’était pas prêt à approuver l’augmentation dans l’immédiat, il a indiqué qu’il n’y avait aucun intérêt à poursuivre les négociations, en précisant qu’une grève s’imposait.

Naftali Bennett, président du parti HaBayit HaYehudi, pendant la réunion de son groupe parlementaire à la Knesset, le 24 juillet 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le ministre de l’Éducation Nafatali Bennett a écrit sur Twitter que « la qualité de l’enseignement [dispensé] à nos enfants dépend de la qualité et du statut de nos enseignants. »

« Les salaires des professeurs qui débutent ne leur permettent pas de vivre dignement, et il est difficile d’attirer des personnes excellentes vers l’enseignement. C’est pourquoi, je considère que le salaire d’un enseignant débutant doit s’élever à 8 000 shekels, et je suis convaincu que le ministère des Finances et les organisations me rejoindront. »

Le ministère des Finances a critiqué le syndicat pour ses « mesures agressives ».

« C’est pathétique qu’au lieu de tenter de parvenir à un compromis, en menant des négociations substantielles, l’organisation choisit de mettre en œuvre des mesures agressives qui perturbent les lycées », a déclaré un porte-parole du ministère.