Les médias palestinien et iranien se font l’écho d’un fait non confirmé selon lequel l’armée israélienne aurait tenté d’assassiner le chef du groupe terroriste du Hezbollah, Hassan Nasrallah, à Beyrouth mais auraient annulé la frappe en raison de lourdes mesures de sécurité établies autour du chef du groupe terroriste.

La deuxième chaîne israélienne, a également cité lundi le rapport qui a été repris dans le quotidien néerlandais De Telegraph qui fait état d’un problème logistique ayant empêché la mission de pouvoir être réalisée.

Le rapport de De Telegraph, fait sur la base d’un expert anonyme de la sécurité européenne, expliquait que le commando Sayeret Matkal [l’unité d’élite de Tsahal] avait prévu de frapper Nasrallah alors qu’il prononçait un discours public lors des fêtes religieuses de l’Achoura.

Le plan était de tirer un missile précis et ponctuel équipé d’une petite charge explosive sur Nasrallah lors de son discours, prononcé devant une foule au sud de Beyrouth. Selon l’agence iranienne FARS, un drone devait lancer le missile et l’intention était de faire croire à un attentat suicide plutôt qu’à un raid aérien.

Cependant, la protection de Nasrallah aurait causé plus de difficultés que prévu pour réaliser ce plan et la mission a été annulée.

Dans son discours du 3 novembre, lors d’une rare apparition publique dans la banlieue sud de la capitale libanaise, Nasrallah s’est adressé à des milliers de ses partisans dans le cadre des préparatifs de la commémoration de l’Achoura. Il n’était pas apparu en public depuis juillet quand il a assisté à un rassemblement pour apporter son soutien à la bande de Gaza. Il s’agissait de la sixième depuis que son groupe a combattu Israël en 2006.

Nasrallah a parlé de la guerre civile faisant rage en Syrie, de la politique intérieure libanaise, et du soutien iranien pour l’armée libanaise. Les hommes armés du Hezbollah se sont également affrontés avec les djihadistes dans l’est du Liban en octobre, et ses bastions ont été soumis à des attaques à la bombe répétées sur son implication dans le conflit syrien.

Le lendemain, lors d’une allocution télévisée à ses partisans, Nasrallah s’est vanté que les roquettes du Hezbollah pouvaient frapper n’importe où en Israël et que le groupe terroriste libanais n’avait pas peur de se battre contre Israël dans une nouvelle guerre.

Le Hezbollah « est entièrement prêt au Sud-Liban » a déclaré Nasrallah, s’adressant par vidéo à des milliers de chiites libanais pour commémorer l’Achoura, a rapporté Naharnet. [La fête de l’Achoura marque la mort de l’imam Hussein, une des figures les plus vénérées de l’islam chiite et petit-fils du prophète Mahomet].

Il a déclaré que les activités du groupe de défense pour soutenir le régime syrien n’avaient pas affecté leur volonté de se battre.

La campagne du Hezbollah en Syrie a coûté au groupe terroriste plus de 1 000 hommes, selon certains rapports. Le secrétaire général du Hezbollah a également promis que les roquettes du groupe chiite forceraient Israël à fermer ses ports maritimes et son aéroport principal.