Genève (AFP) – Les négociations de paix à Genève ont été interrompues le 28 janvier, après la présentation par le régime syrien d’un communiqué accusant les Etats-Unis d’avoir pris la décision d’armer les rebelles.

« Il n’y a pas de session cet après-midi ou ce soir. Il y aura une session demain », a déclaré Rima Fleyhane, membre de la délégation de l’opposition.

Selon cette opposante, le médiateur de l’ONU, Lakhdar « Brahimi, a levé la séance parce que le régime ne coopérait sur aucun sujet ».

Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Moqdad, a quant à lui, expliqué aux journalistes que la réunion de du 28 janvier devait être consacrée à Genève I. « Nous avons dit ensuite qu’il y avait un important développement lié à la décision de l’administration américaine de fournir des armes aux groupes terroristes », a dit Fayçal Moqdad.

« Et nous avons lu un communiqué qui a fait l’objet de discussions, mais l’autre camp a indiqué soutenir la décision américaine », a-t-il dit.

Selon ce communiqué, « les Etats-Unis ont pris la décision de recommencer à armer les groupes terroristes en Syrie ». Damas désigne » indifféremment par le terme « terroristes » tous les groupes rebelles.

« Cette décision est une tentative directe d’empêcher toute solution politique en Syrie », ajoute le régime dans ce texte.

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry avait déclaré le 22 janvier à Montreux que les Etats-Unis cherchaient à trouver « différents moyens de pression » sur le régime de Damas, en augmentant son aide à l’opposition syrienne.

« Il y aura des efforts parallèles qui sont menés, même au cours des pourparlers, en vue de trouver différents moyens de pression et de trouver une solution », avait-il dit.

« Je dirai juste que plusieurs options seront étudiées, y compris le soutien continu, voire plus de soutien à l’opposition », a-t-il ajouté, sans préciser quelle forme prendra cette aide.

Les rebelles qui combattent les troupes loyalistes ont toujours réclamé des armes mais Washington a toujours affiché sa réticence, faisant valoir que l’arsenal pourrait tomber aux mains d’extrémistes.