Athènes, Grèce –

Le parti néo-nazi Aube dorée garde sa place du troisième force politique de Grèce après les élections législatives.

Lors du scrutin de dimanche dernier, l’Aube dorée a obtenu 6,3 % des votes, et a ainsi pu gagner 17 sièges au Parlement grec qui compte 300 sièges. Presque tous les votes ont été comptés.

Il manque un siège au parti d’extrême gauche Syriza pour avoir la majorité au parlement et ainsi gouverner sans coalition.

Une grande majorité des Grecs ont été séduits par la promesse du parti de mettre fin à six ans d’austérité économique.

Le parti du Premier ministre Antonis Samaras, Nouvelle Démocratie, est arrivé à la deuxième place de ces élections avec 27,9 % des votes.

L’Aube dorée n’était que légèrement en-dessous des 6,9 % des voix et des 18 sièges obtenus lors de l’élection de 2012 et cela en dépit d’une vague de répression de cette dernière année qui a vu la plupart des hauts dirigeants du parti emprisonnés pour des accusations d’être à la tête d’une organisation criminelle violente.

Le parti, qui utilise fréquemment les symboles nazis, a été accusé d’être derrière des dizaines d’attaques racistes commises contre les immigrés. Ses dirigeants ont aussi nié l’existence des camps de la mort nazis et des chambres à gaz.

Tentant de sévir contre Aube dorée, les législateurs grecs ont récemment adopté une loi appliquant des sanctions plus sévères pour incitation à la violence raciale et la négation de l’Holocauste, mais cette loi ne peut pas être appliquée rétroactivement. Il n’est pas encore possible de savoir si le gouvernement nouvellement élu poursuivra la répression contre Aube dorée.

Le Comité juif américain a appelé lundi le Premier ministre nouvellement élu, Alexis Tsipiras, à continuer de mener une politique répressive contre Aube dorée et a aussi exprimé sa consternation au sujet des résultats de ce parti.

« Nous espérons que le gouvernement dirigé par Syriza continuera à mettre en place les mesures prises ces dernières années, s’assurera que les communautés minoritaires, qui font partie intégrante de la Grèce, continueront à être protégées et respectées et agissent pour qu’il n’y ait pas de place pour l’antisémitisme dans la société grecque », a déclaré David Harris, le directeur du Comité juif américain.