WASHINGTON – Une organisation cadre juive orthodoxe a exhorté le Sénat à confirmer la nomination de Betsy DeVos au poste de secrétaire à l’Éducation. Un second groupe a manifesté son enthousiasme au sujet de son programme. Le mouvement réformé s’est, pour sa part, montré inquiet du soutien que DeVos apporte au financement par l’État destiné aux écoles confessionnelles.

Mardi, la Commission pour l’Éducation au Sénat a commencé les auditions pour confirmer le choix de Donald Trump en ce qui concerne les nominations aux postes de secrétaire. L’Agoudat Israël leur a adressé un courrier, indiquant que le groupe « est en faveur » de DeVos.

« Mme DeVos sera une secrétaire à l’Éducation qui saura se concentrer sur les besoins de chaque élève, et non pas sur le genre d’école qu’il fréquente », peut-on lire dans le courrier.

Ils ajoutent que le groupe a travaillé avec DeVos pendant des années, quand elle officiait en tant que chef de la Fédération américaine pour l’enfance, en vue de changer les lois étatiques et de faciliter le recours aux chèques-éducation dans les écoles privées, et notamment dans les écoles confessionnelles.

L’Orthodox Union, dans un courrier à la Commission, n’a pas clairement soutenu la nomination de DeVos, mais a écrit qu’elle « possède un riche passé dans la défense et le soutien » des réformes que le groupe encourage dans l’élargissement des choix d’écoles.

Ces lettres sont assez inhabituelles, dans la mesure où les groupes juifs ne s’impliquent généralement pas dans les nominations, mais s’expriment en général sur des sujets précis.

La nomination de DeVos inquiète les groupes en faveur de la séparation de l’Église et l’État, pour les raisons qui lui apportent le soutien des groupes orthodoxes. Dans une déclaration qui liste les questions adressées aux nominés, le mouvement réformé a demandé aux sénateurs d’interroger DeVos sur le fait que « l’argent du contribuable finance l’éducation sectaire ».

« L’un des principes fondateurs de la clause d’établissement du premier Amendement, est que les membres d’un culte, et non pas le gouvernement, devront financer leurs institutions religieuses », indique le communiqué. « Lorsque des chèques-éducation sont utilisés pour couvrir les dépenses liées à l’éducation religieuse, les écoles sectaires sont, indirectement, financées par l’État. »