Le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, Riyad Al-Maliki a rapporté l’attaque meurtrière à la bombe incendiaire de Duma qui a eu lieu vendredi, et qui aurait été perpétrée par des résidents d’implantation juifs, à la Cour pénale internationale lundi.

Le rapport palestinien relevait les attaques sur les Palestiniens menées par des résidents juifs en général, ainsi que l’attaque de vendredi sur la famille Dawabshe, au cours de laquelle un enfant de 18 mois a péri.

Le responsable de l’OLP, Hanan Ashrawi, a déclaré au Times of Israel que le document, qui reposait sur des rapports d’organisations de défense des droits de l’Homme sur la violence des résidents, représentait un « nouveau format ».

Al-Maliki a également rencontré le procureur de la CPI, Fatou Bensouda, pendant plus d’une heure, et a décrit la réunion comme étant la réunion la plus productive qu’ils ont eue à ce jour, selon l’agence de presse palestinienne Maan. Hanan Ashrawi a déclaré que la réunion a été organisée après l’attaque à la bombe incendiaire qui a été fatale.

La Jordanie et l’Autorité palestinienne ont également accepté de rédiger un appel commun destiné au Conseil de sécurité de l’ONU exigeant « une protection internationale pour le peuple palestinien et la fin de l’occupation israélienne » en réponse au décès de l’enfant de 18 mois.

Saeb Erekat, l’ancien négociateur en chef palestinien récemment nommé au poste de secrétaire de l’OLP, a discuté de la question avec le ministre des Affaires étrangères Nasser Judeh de la Jordanie dimanche, selon le quotidien jordanien Al-Ghad.

« Nous allons nous tourner vers le Conseil de sécurité en leur demandant de placer les bandes sionistes sur la liste terroriste et de les définir comme des organisations terroristes qui doivent être confrontées à la communauté internationale », a déclaré le responsable du Fatah Azzam al-Ahmad al-Ghad, avant le déplacement du président de l’AP Mahmoud Abbas au Caire plus tard ce mois-ci pour discuter de l’attaque de Duma avec la Ligue arabe.

Ahmad a déclaré que la direction palestinienne doit désormais « sérieusement reconsidérer » les accords économiques et de sécurité signés avec Israël dans le passé.