Les dirigeants palestiniens comptent se tourner le Conseil de sécurité de l’ONU suite aux émeutes au mont du Temple mercredi, indique le porte-parole de l’Autorité palestinienne.

« Nous avons mis garde, il y a une ligne rouge à ne pas dépasser et nous ne pouvons plus nous taire », annonce Nabil Abu Rudeineh, selon Israel Radio. Il ajoute qu’Israël essaie de faire escalader les tensions au site saint dans le but d’isoler la mosquée Al-Aqsa.

Le Premier ministre, Abdallah Nsour, a demandé à son ministre des Affaires étrangères de « rappeler l’ambassadeur jordanien de Tel Aviv pour protester contre l’escalade [des tensions] à l’esplanade de la mosquée Al-Aqsa », annonce l’agence de presse Petra.

Dimanche, le Roi Abdallah a indiqué aux législateurs jordaniens qu’Amman travaillerait pour contrecarrer toutes mesures israéliennes « unilatérales » à Jérusalem.

Le mont du Temple est la source de frictions entre Israël et les Palestiniens ces derniers mois. Les Palestiniens et la police s’affrontent régulièrement car les Palestiniens refusent la présence juive sur l’esplanade et les politiciens israéliens demandent l’autorisation de prier sur le site.

Le site a été brièvement fermé aux visiteurs mercredi matin suite à des lancées de pierres et de pétards sur les forces de sécurité qui se trouvaient près de l’entrée utilisée par les non-Musulmans.

Israel Radio indique que la police a poursuivi les émeutiers jusqu’à la mosquée Al-Aqsa. Elle a pris une mesure rare et a pénétré dans l’enceinte de la mosquée sur quelques mètres où elle a vu un tas de pierres, des bouteilles et des cocktails Molotov que les manifestants avaient préparé.

Le parti arabe israélien, Balad, a publié un communiqué qui condamne la police « qui joue avec le feu » en prenant une mesure « provocatrice » et « disproportionnée » en entrant dans la mosquée. Il accuse aussi la police d’avoir endommagé les livres saints.