Ramallah, Cisjordanie – Les Palestiniens vont soumettre un projet de résolution au Conseil de sécurité de l’ONU à la fin du mois d’octobre pour mettre fin à l’occupation israélienne, indique un haut fonctionnaire jeudi.

Les Palestiniens subissent des pressions intenses pour qu’ils ne poursuivent pas leur action onusienne – les américains menacent de réduire leurs aides – mais le secrétaire général de l’Organisation de la Libération de la Palestine, Yasser Abed Rabbo, a annoncé que la décision a été prise mercredi de continuer la procédure.

« Le Conseil politique de l’OLP a décidé lors de la réunion de la nuit dernière… d’aller au Conseil de sécurité dans le but d’obtenir le vote d’une résolution pour mettre fin à l’occupation israélienne dans les territoires palestiniens… à la fin de ce mois », a-t-il déclaré.

Le vote pourrait avoir lieu « deux semaines plus tard, ou plus, après que la requête ait été déposée », précise Rabbo lors d’une conférence de presse dans la ville cisjordanienne de Ramallah. « Il n’y a aucune raison pour retarder [le dépôt de requête] .»

Le secrétaire général de l'OLP, Yasser Abed Rabbo, le 16 octobre 2014. (Crédit : AFP/Abbas Momani)

Le secrétaire général de l’OLP, Yasser Abed Rabbo, le 16 octobre 2014. (Crédit : AFP/Abbas Momani)

Le conseil politique de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a décidé de « se rendre au Conseil de sécurité de l’ONU dans le but d’y faire adopter une résolution pour mettre fin à l’occupation israélienne dans les territoires palestiniens avant la fin du mois », a déclaré le secrétaire général de l’organisation, Yasser Abed Rabbo, au cours d’une conférence de presse à Ramallah, en Cisjordanie.

Un projet de résolution, dont l’AFP a pu obtenir une copie, demande « le retrait complet d’Israël, puissance occupante, de la totalité des territoires palestiniens occupés depuis 1967, y compris Jérusalem-Est, aussi vite que possible et que ce soit réalisé en vertu d’un calendrier spécifique n’allant pas au-delà de novembre 2016 ».

Mais toute initiative du Conseil de sécurité est certaine de se heurter au refus des Etats-Unis, qui a multiplié les vétos contre les résolutions considérées comme allant à l’encontre des intérêts d’Israël.

Abed Rabbo espère que le projet de résolution puisse au moins être débattu par les 15 membres du Conseil.

Les Palestiniens, qui ont obtenu en 2012 le statut de pays observateur à l’ONU, ont lancé une offensive diplomatique après l’échec en avril des négociations de paix avec Israël, parrainées par les Etats-Unis. Ils ont notamment adhéré à plusieurs organisations internationales, comme la Cour pénale internationale.

Lundi, au cours d’une visite en Israël du secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait mis en garde contre l’offensive diplomatique palestinienne.

« Je crois que des démarches unilatérales par les Palestiniens ou les Nations unies ne feront pas avancer la paix », avait-il déclaré. « Si l’ONU veut soutenir une vraie réconciliation, elle doit éviter tout pas qui pourrait compromettre la paix ».