Malgré l’assurance du ministre de l’Éducation Shaï Piron aux Israéliens, la semaine dernière, selon laquelle l’année scolaire commencerait comme prévu le 1er septembre à l’échelle nationale, l’association des parents d’élèves de Beer Sheva a annoncé mardi que l’année scolaire ne commencerait dans leur ville qu’au moment où l’opération à Gaza serait terminée.

« C’est vraiment trop risqué de se retrouver dans une situation où les enfants arrivent à l’école par leurs propres moyens ou en utilisant les transports en commun » a déclaré le président de l’association Avner Bitton à Ynet. « Le plus gros problème, c’est de se rendre à l’école ; pendant une période comme celle-là, je n’emmènerais pas mes enfants à l’école ».

Le maire d’Ashkelon, Itamar Shimoni, est sorti d’une réunion avec Piron et des dirigeants municipaux du sud de Beer Sheva, dimanche, pour protester contre l’annonce du ministre de l’Education selon laquelle l’année scolaire commencerait comme prévu en dépit de la situation sécuritaire.

Shimoni a déclaré que l’année scolaire ne commencerait pas à Ashkelon aussi longtemps que les tirs de roquettes depuis la bande de Gaza continueraient.

La question du report de l’année scolaire 2014 a été débattue lors de la réunion hebdomadaire du cabinet dimanche, dans laquelle le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré que l’opération à Gaza se terminerait de manière peu probable avant la date prévue du début de l’année scolaire, soit lundi prochain.

Netanyahu a chargé le Commandement de la Défense passive et les ministères de la Défense et de l’Education d’examiner le cas de chaque école dans les zones touchées et de prendre des décisions au cas par cas. Piron a déclaré dimanche que le ministère de l’Education « est prêt à fournir aux résidents du Sud un large éventail de solutions éducatives, à tout moment et en tout lieu ».

Dimanche également, le directeur général du ministère de l’Éducation, Michal Cohen, a tenu des réunions avec les maires des communautés situées près de la frontière de Gaza pour discuter des alternatives possibles à la scolarisation « classique ».

Il a été question notamment de la tenue de plus petites classes dans des abris sécurisés, mais aussi de solutions de e-learning à distance. Cohen a promis de fournir des bénévoles du service national ou des « soldats-enseignants » pour aider le personnel des écoles à aider les élèves à se réfugier dans les abris, ainsi que des fonds supplémentaires pour le soutien psychologique aux écoliers.