Selon la Dixième chaîne vendredi soir, Herzog aurait contacté plusieurs dirigeants des partis arabes pour vérifier l’éventualité d’un tel accord.

Le bureau de Herzog a confirmé que de telles discussions avaient eu lieu, mais déclaré que les détails étaient « incorrects », affirmant que c’est le député Ahmed Tibi de Ra’am-Ta’al-Mada qui a abordé le leader travailliste et non l’inverse.

Selon la Dixième chaîne, Tibi a déclaré que Herzog lui avait parlé, ainsi qu’à Mohammad Barakeh, un membre du parti communiste judéo-arabe Hadash, il y a quelques semaines, de la possibilité de rejoindre une coalition menée par le « Camp sioniste ».

Tibi a indiqué que les deux ont répondu à Herzog que cela pourrait se faire, mais n’ont pas exclu de soutenir la coalition de l’extérieur, en échange de l’attribution de budgets à leurs circonscriptions.

Cette forme de soutien tacite est devenue populaire lorsque dans les années 1990, le Premier ministre Yitzhak Rabin a augmenté les allocations d’éducation, de santé et pour enfants dans le secteur arabe et mis en application un plan pour augmenter le nombre de citoyens arabes dans la fonction publique.

Les partis arabes refusent traditionnellement de se joindre officiellement à des coalitions dirigées par des partis juifs israéliens.

Samedi, ont eu lieu les primaires de Hadash et Balad.

Zahalka président du Balad ; Odeh du Hadash. Hanin Zoabi obtient la deuxième place du Balad ; il est encore difficile de savoir si trois factions arabes s’uniront

Jamal Zahalka a été réélu samedi chef du parti Balad aux primaires du parti arabe, et l’avocat de Haïfa Ayman Odeh a été élu nouveau président du parti Hadash.

Odeh, militant depuis 15 ans du Hadash – Front démocratique pour la paix et l’égalité – était le secrétaire du parti et a terminé sixième lors des dernières élections, ne remportant pas de siège à la Knesset.

Samedi, Mohammad Barakeh a annoncé qu’il ne serait pas candidat sur la liste Hadash et ne servirait pas dans la prochaine Knesset. Afu Agrabia du Hadash a également annoncé sa démission.

Hanin Zoabi qui pourrait être poursuivie pour avoir insulté des policiers en juillet 2014, occupe la deuxième place du parti Balad, selon Ynet.

Barakeh a annoncé samedi qu’il ne courrait pas sur la liste de Hadash et ne servirait pas dans la prochaine Knesset, choisissant d’abandonner la vie politique.

Le député Hadash Afu Agrabia a également déclaré qu’il démissionnait. Les résultats préliminaires montrent que 74 % des membres du Balad aimeraient voir Jamal Zahalka rester président du parti.

Par ailleurs, les trois factions à majorité arabe – Ra’am-Ta’al, Hadash et Balad – ne dépasseraient pas actuellement le nouveau seuil électoral, tandis qu’ensemble, les sondages leur donnent entre 10 à 12 sièges à la Knesset. Il n’est pas encore clair si elles uniront leurs forces.

Le Camp sioniste dirigé par Herzog et Livni maintient une avance petite mais résistante sur le Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu, selon un sondage publié vendredi par Maariv. Le sondage donne au Camp sioniste une avance de trois places sur le Likud, (25 et 22 sièges).

Un sondage de la Deuxième chaîne de jeudi soir donne au Camp sioniste 24 sièges, au Likud 20, alors qu’un sondage de la Deuxième chaîne donne au Camp sioniste 25 et au Likud 23.

Maariv annonce HaBaYit HaYehudi en troisième position avec 17 sièges, Yesh Atid 11, les partis arabes (Ra’am-Taal / Balad et Hadash) 11, Koulanou 9, Judaïsme unifié de la Torah 7, Shas 6, Yisrael Beytenu 6 et Meretz 6.

Netanyahu et Tzipi Livni se sont étripés vendredi, chacun assurant à l’autre qu’il ne siégerait pas dans une coalition conjointe. Netanyahu a accusé le parti Travailliste-Hatnua d’être « antisioniste » et de représenter la « gauche radicale ».

« L’unité ne consiste pas en une question technique de distribution de portefeuilles, elle doit porter sur une approche [unifiée] », a déclaré Livni à la radio de l’armée vendredi.

« La voie de Netanyahu et [du président de HaBayit HaYehudi Naftali] Bennett est une voie qui fait décliner l’Etat d’Israël dans tous les domaines. Il est important de comprendre qui sont les blocs dans cette élection – il y a un bloc de la droite radicale, qui comprend le Likud et Bennett, dont le chemin est très clair. Leur voie n’est pas la nôtre. »