Les autorités militaires israéliennes et des représentants de l’Autorité palestinienne sont parvenus mercredi soir à un compromis qui va permettre aux Palestiniens de Gaza de se rendre en Israël pour s’y faire soigner, a indiqué un responsable palestinien.

Dans la matinée, un responsable de l’Autorité palestinienne avait annoncé qu’Israël avait interdit à 70 Palestiniens de la bande de Gaza d’entrer en Israël pour des traitements médicaux parce que leurs documents de transfert étaient libellés « Etat de Palestine ».

L’en-tête de ces documents a été modifié en décembre, après l’accession de la Palestine au statut d’Etat observateur à l’ONU le 29 novembre, à laquelle Israël s’est opposé.

« Lors d’une réunion entre représentants de l’Autorité palestinienne et de l’administration militaire israélienne, un accord est intervenu sur une solution temporaire. Les malades palestiniens pourront se rendre en Israël ou en Cisjordanie à condition que le logo « Etat de Palestine » soit flouté sur les documents présentés pour les demandes d’entrée », a ajouté un responsable palestinien, qui a requis l’anonymat.

« Les autorités israéliennes nous ont assuré que les malades pourront passer dès jeudi matin », a affirmé ce responsable.

L’administration militaire israélienne avait auparavant confirmé dans un communiqué avoir « renvoyé les documents estampillés « Etat de Palestine » sans les examiner, exigeant qu’ils soient présentés à nouveau selon la manière acceptée ».

Le mouvement terroriste du Hamas a évincé en 2007 l’Autorité palestinienne de la bande de Gaza, mais, en l’absence de toute relation entre Israël et le Hamas, des fonctionnaires de l’Autorité palestinienne continuent à faire la liaison entre Gaza et Israël.

Chaque année, plusieurs milliers d’habitants de Gaza sont autorisés à franchir la frontière pour se faire soigner en Israël, selon les statistiques publiées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

En janvier 2013, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avait ordonné de préparer l’émission de nouveaux papiers (cartes d’identité, passeports, permis de conduire) et de tampons portant l’inscription « Etat de Palestine ».

Le ministère des Affaires étrangères a également adopté cet en-tête dans sa correspondance diplomatique, une consigne transmise aux ambassades palestiniennes dans le monde.