Environ 150 nationalistes juifs ont marché jeudi soir à Jérusalem pour réclamer le droit de prier sur le site du mont du Temple mais ont été bloqués par les policiers avant même d’arriver au mur Occidental, en contrebas de l’esplanade, a constaté un journaliste de l’AFP.

Ils avaient appelé à marcher « jusqu’aux portes du mont du Temple ». Le cortège, composé majoritairement de jeunes religieux, n’avait quasiment aucune chance que la police le laisse approcher du site ultra-sensible de l’esplanade.

Avant même de se mettre en branle, le cortège s’était résigné à arrêter son parcours au mur Occidental. Mais les policiers ne l’ont même pas laissé aller jusque là et l’ont bloqué au poste contrôlant l’accès au Mur. Les manifestants se sont résolus à prier là.

Sous les drapeaux israéliens et les bannières frappées de l’emblème du Temple, les manifestants étaient partis en musique du centre Menachem Begin. C’est là que Yehuda Glick, une des figures de la revendication pour le droit de prier sur le mont du Temple, a été très gravement blessé par balles la semaine passée. Son agresseur palestinien présumé a été abattu le lendemain par les policiers.

Plusieurs manifestants ont exprimé leur détermination à ne pas se laisser intimider. Mais la marche les a conduits à travers le quartier juif de la Vieille Ville, où les risques de confrontation avec les Palestiniens étaient considérablement moindres.

« Le peuple juif est lié au mont du Temple », a lancé l’ancien député Michael Ben Ari, « pourquoi nos ancêtres priaient-ils ? Pour les bars de Tel Aviv, pour la promenade de Haïfa ? Ils priaient pour revenir sur le mont du Temple ».

« Nous voulons que le Temple soit le plus haut point de notre pays », a dit lors de la manifestation le rabbin Yisrael Ariel, chef de l’Institut du Temple. « On nie l’Holocauste, l’Holocauste qui a commencé avec la profanation du second Temple ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a réitéré une énième fois que le statu quo ne changerait pas.