La classe politique dénonce l’incendie criminel présumé samedi soir sur l’école bilingue (hébreu-arabe) au sud de Jérusalem.

« Dans cette école, il y a seulement quelques semaines, les élèves ont déclaré sur des affiches : ‘Il y a coopération, l’amour et l’amitié ici entre les Arabes et les Juifs’, » a écrit la ministre de la Justice Tzipi Livni.

« C’est cette ressource naturelle qu’on a essayé de brûler ce soir. Donc, que cela soit clair : nous ne laisserons pas les extrémistes brûler cette coexistence, qui est encore préservée. La loi et le ministère de la Justice sauront comment traiter les auteurs. »

Le maire de Jérusalem, Nir Barkat, a condamné l’attentat présumé sur l’école, disant que la municipalité ne permettra pas à des pyromanes et à des émeutiers de perturber le rythme de la vie dans la ville.

« Nous continuerons à dénoncer les radicaux et à faire tout ce qui est nécessaire pour que le calme revienne à Jérusalem », a-t-il déclaré.

Le ministre de l’Éducation Shai Piron s’est prononcé contre l’incident, disant qu’il s’agit d’un « acte criminel, méprisable et violent, qui vise à ébranler les fondements de la démocratie israélienne. »

« Malheureusement, certains extrémistes interprètent le débat à la Knesset sur le projet de loi de ‘l’Etat nation’ par le droit d’exécuter la loi de leurs propres mains », a écrit Amir Peretz, ancien ministre de l’Environnement, sur sa page Facebook.

Le député Hatnua Amram Mitzna, président de la commission de l’Éducation, la Culture et des Sports, a déclaré que « l’attaque visant spécifiquement un établissement éducatif qui représente la volonté des deux nations de bâtir des ponts et d’éduquer dans l’esprit de la paix est inacceptable. Nous devons le condamner avec véhémence, et faire tout notre possible pour trouver les responsables et les traduire en justice. »