Le régime syrien et l’Iran sont responsables de l’absence de « progrès tangibles » dans les négociations pour un règlement du conflit syrien, a déclaré à l’AFP Mohammad Allouche, le chef de la délégation rebelle à Astana.

« Jusqu’à présent, il n’y a eu aucun progrès tangibles dans les négociations en raison de l’intransigeance de l’Iran et du régime » syrien, a accusé M. Allouche au terme des deux jours de négociations de paix d’Astana, au Kazakhstan.

Il s’est félicité d’avoir pu exposer « directement » aux Russes, lors de ces négociations, le point de vue des rebelles armés sur le règlement du conflit syrien.

« Nous avons confirmé la volonté des rebelles de mettre fin à l’effusion du sang en Syrie et leurs efforts visant à trouver une solution », a précisé M. Allouche.

Les rebelles ont également soumis « un document, qui doit être examiné par les Russes et l’ONU, sur la mise en place des mécanismes visant à renforcer le cessez-le-feu », selon la même source.

« S’il est approuvé, ce sera un très bon résultat en vue du renforcement du cessez-le-feu », a estimé M. Allouche.

Il a toutefois appelé la Russie à s’engager davantage dans le règlement du conflit syrien.

« Pour l’heure, ce n’étaient que des promesses. Nous nous attendons à ce que le rôle (de la Russie, ndlr) devienne vraiment positif », a-t-il ajouté.