Les résidents d’un avant-poste déplorent la démolition d’une menuiserie ordonnée par la cour à la Knesset
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Les résidents d’un avant-poste déplorent la démolition d’une menuiserie ordonnée par la cour à la Knesset

Les habitants veulent rappeler aux députés et au Premier ministre "qu'il est encore possible de légaliser le quartier"

Jacob Magid est le correspondant implantations du Times of Israël

Les habitants d'implantation israéliens ont monté des barricades et posé des fils barbelés pour empêcher les forces de sécurité d'évacuer l'avant-poste illégal de Netiv Haavot en Cisjordanie, le 29 novembre 2017 (Crédit : Jacob Magid/Times of Israel)
Les habitants d'implantation israéliens ont monté des barricades et posé des fils barbelés pour empêcher les forces de sécurité d'évacuer l'avant-poste illégal de Netiv Haavot en Cisjordanie, le 29 novembre 2017 (Crédit : Jacob Magid/Times of Israel)

Les résidents de l’avant-poste de Netiv Haavot ont présenté lundi des morceaux de la menuiserie qui a été démolie le mois dernier aux législateurs de la coalition durant leurs réunions de faction hebdomadaires respectives.

La Haute cour avait statué que la menuiserie – un mémorial pour les soldats de l’armée israélienne morts au combat –
ainsi que 15 habitations avaient été construites illégalement sur des terres privées palestiniennes et réclamé leur démolition.

Tandis que les habitations situées dans le quartier élargi de l’implantation d’Elazar doivent être rasées le 8 mars 2017, la Haute cour avait précisé que les deux structures non-résidentielles devaient être démolies dans un délai plus bref. Au mois de juillet, les habitants avaient détruit le mémorial de guerre et inauguré un monument en remplacement sur un site moins problématique au sein de l’implantation. La menuiserie était toutefois restée debout, menant les forces de sécurité à la détruire le 29 novembre.

Des lettres émanant des résidents de Netiv Haavot, rappelant aux membres de la Knesset « qu’ils ont le pouvoir d’empêcher plus de démolitions au sein de leur quartier », ont été remises avec ces morceaux de bois.

« Alors que la première structure de notre quartier a été démolie à cause d’eux [les députés] et du Premier ministre, il est encore possible de légaliser le quartier », ont écrit les habitants dans une déclaration.

« Il est temps que le Premier ministre gère tout d’abord les problèmes ici et leur trouve des solutions avant de gérer les problèmes d’Israël dans le monde », ont-ils ajouté.

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