Les salaires des femmes en Israël sont inférieurs à près de 22 % comparés à ceux des hommes et cet écart place le pays derrière d’autres pays développés en termes d’écart salarial entre les hommes et les femmes.

Seule la Corée du Sud (36 %), le Japon (27 %) et l’Estonie (26 %) avaient des écarts salariaux plus élevés entre les hommes et les femmes sur un total de 34 pays pour lesquels des données ont été recueillies en 2011, a annoncé l’institution Shoresh pour la recherche socio-économique cette semaine, quelques jours avant la Journée internationale de la femme qui aura lieu mardi.

On retrouve l’écart salarial le plus faible – qui est à moins de 5 % – en Nouvelle-Zélande.

Cela dit, les écarts de salaires en Israël ont baissé de 6,3 % depuis 2001. Au cours de cette période, le fossé entre les étudiants et les étudiantes qui étudient pour les examens d’entrées pour les deux niveaux les plus élevés dans au moins deux matières scientifiques, en mathématiques ou en sciences, a également diminué.

Plus le niveau de l’examen d’entrée en mathématiques et en sciences est élevé, plus il y a une chance d’être accepté dans les meilleures institutions académiques et dans les disciplines qui alimentent les professions les mieux rémunérés, a démontré l’étude.

Mais tandis que le pourcentage de garçons et de filles qui étudient les mathématiques et la science s’est aplani (l’écart était seulement de 2 % en 2013), les chiffres globaux de cette catégorie sont en forte baisse pour les deux sexes.

Entre 1995 et 2013, le pourcentage de garçons qui étudient deux matières au niveau le plus élevés en sciences est tombé de 9 %, passant de 32 % à 23 %. La participation des filles a chuté de seulement 2 % sur cette même période, en passant de 23 % à 21 %.

« Le principal déterminant de l’emploi et des salaires est l’éducation », ont déclaré les chercheurs Sagit Azary-Viesel et le professeur Dan Ben-David.

Près de neuf femmes sur dix instruites travaillent (celles qui ont 16 ans de scolarité ou plus), contre seulement une sur trois qui a quitté l’école à 16 ans.

Dans l’ensemble, l’emploi des femmes a été multiplié par près de trois fois au cours du dernier demi-siècle.

Sans surprise, plus de la moitié des femmes qui restent à la maison ont évoqué les enfants comme leur principale raison pour ne pas travailler. Les chercheurs ont découvert que le coût des soins de la petite enfance a joué un rôle important.