Au cours des six premiers mois de 2015 seulement, les sorties de l’économie high-tech israélienne équivalent à plus des trois quarts du montant total de 2014.

Entre janvier et juin, 54 sorties ont été enregistrées dans les entreprises de haute technologie israéliennes, d’une valeur de 5,29 milliards de dollars.

C’est le meilleur record de sorties en Israël au cours des six premiers mois d’une année.

En fait, 2015 promet d’être l’année la plus forte en activité de fusions et acquisitions en Israël depuis 2012, tandis que des transactions de sorties d’une valeur de près de 10 milliards de dollars ont été enregistrées.

Les chiffres proviennent d’un rapport semi-annuel publié par le Centre de recherche IVC – une organisation d’industrie de pointe qui veille sur les tendances des investissements en industrie – et par le cabinet d’avocats Meitar Liquornik Geva Leshem Tal, le plus grand cabinet d’avocats d’Israël et haut négociateur dans le secteur de la technologie.

Selon le rapport, la taille moyenne des transactions au premier semestre de l’année est de 98 millions de dollars, 51 % de plus que la moyenne annuelle de 65 millions de dollars en 2014 et 34 % au-dessus des 73 millions de dollars de 2013.

En moyenne, les sorties de capital risque pendant la période totalisent 84 millions de dollars, une augmentation de 15 % par rapport à la moyenne de 2014, tandis que les sorties non financées par le capital risque ont bondi de 80 %, passant d’une moyenne de 60 millions de dollars l’an dernier à 108 millions de dollars au premier semestre de 2015.

Ces chiffres sont quelque peu faussés, selon le rapport, par une méga-affaire en mars de cette année.

Presque 24 % de la valeur de sortie totale durant la période était attribuable à l’acquisition pour 1,25 milliard de dollars de Fundtech, une société d’applications d’entreprise, par la multinationale de FinTech DH.

Située à Tel-Aviv, Fundtech a été vendue en 2011 par Clal Industries au fonds américain GTCR. Techniquement n’appartenant plus à des Israéliens, Fundtech figure toujours sur la liste, a déclaré un porte-parole d’IVC, puisque « sa gestion et des activités sont en Israël. Nos rapports portent sur les sorties israéliennes et reliées à Israël ».

Avec cela, l’activité de fusions et acquisitions est « biaisée » chaque année depuis au moins les cinq dernières années.

En 2014, par exemple, la technologie israélienne de sécurité routière MobilEye est devenue publique, et la société a été estimée à environ un milliard de dollars.

En 2013, Google a racheté Waze pour environ un milliard de dollars, tandis qu’IBM a presque payé le même prix pour la firme de cyber-sécurité Trusteer.

Et en 2012, Cisco a racheté l’entreprise de sécurité technologique de TV basée à Jérusalem NDS pour 5 milliards de dollars – la plus grande transaction de fusions et acquisitions d’une société de high-tech basée en Israël.

Selon Koby Simana, directeur général du Centre de recherche IVC, « dans la première moitié de 2015, nous avons vu des augmentations de sorties significatives et rapides, avec 11 transactions de plus de 100 millions de dollars, comparativement à 17 transactions en 2014. Ces transactions de grande valeur sont une preuve tangible d’une plus grande disponibilité de capital d’acquisition, ainsi que du fait que plus d’entreprises et d’investisseurs visent des entreprises en croissance plus longtemps, fournissant ainsi au marché des acquisitions potentielles plus matures, qui reçoivent des évaluations plus élevées. »

« En plus de cela, » ajoute Simana, « nous suivons de plus en plus de sociétés de technologie internationales et de conglomérats de marchés à l’extérieur des États-Unis – en particulier les sociétés asiatiques et européennes – qui se joignent à l’océan d’acheteurs potentiels de sociétés de high-tech israéliennes. Ces nouveaux joueurs apportent avec eux un afflux de nouveaux capitaux et un intérêt international croissant, entraînant de meilleures estimations de l’entreprise. »