Suite à l’attaque terroriste meurtrière de mardi dans une synagogue de Jérusalem, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a proposé à la plupart des partis de l’opposition de rejoindre sa coalition et à former un large gouvernement d’unité, selon les rapports des médias israéliens.

Les travaillistes et Meretz ont purement et simplement refusé, et les ultra-orthodoxes du Shas et du Judaïsme unifié de la Torah n’ont pas encore donné leur réponse.

L’offre a été faite par l’intermédiaire du président de la coalition (Likud) Zeev Elkin à tous les partis de l’opposition non affiliés à la communauté arabe – y compris le Parti travailliste, le Shas, Judaïsme unifié de la Torah, Meretz et Kadima – de se joindre ce qu’il a appelé un « gouvernement d’union juive ».

Le chef des travaillistes Isaac Herzog a affirmé : « L’unité et la solidarité sont toujours importantes et d’autant plus en ce moment, mais le parti travailliste ne sera pas membre d’un gouvernement dont la politique n’assure pas la sécurité et l’espoir au peuple d’Israël ».

« Le parti travailliste est une alternative idéologique et gouvernementale, et doit être aux premières lignes du leadership israélien car nous devons apporter un changement, et vite ». Le parti travailliste « n’a rien à faire dans un gouvernement dirigé par Netanyahu et le Likud. »

La présidente de Meretz Zahava Gal-On s’est montrée similairement peu impressionnée par les propositions d’union, laissant entendre que Netanyahu ne souhaite que marquer des points politiques.

« Le consensus autour de la dénonciation du terrorisme et de la guerre anti-terrorisme va sans dire, » dit-elle dans un communiqué. « Mais cela ne peut être une raison suffisante pour soutenir un gouvernement qui ne fait que verser de l’huile sur le feu, et qui bloque toute tentative de mettre fin à la haine et à la violence. »

« C’est une honte que cette ignoble attaque terroriste soit utilisée à des fins de manipulations politiques cyniques, » dit-elle. Et d’ajouter que, même depuis l’opposition, Meretz soutiendrait le Premier ministre s’il cherche réellement la paix avec les Palestiniens.

Le Shas a affirmé considérer l’offre.

Avant l’attaque de mardi, le gouvernement de coalition de Netanyahu a traversé des moments difficiles, avec des querelles menaçant de faire tomber le gouvernement et de provoquer des élections anticipées.

Le ministre des Finances et chef du parti Yesh Atid, Yair Lapid, a tenté de faire passer un projet de loi controversé sur une « TVA 0 % » pour certains primo-accédants, que son parti définit comme « à prendre ou à laisser » pour rester dans la coalition.

Pendant ce temps, le ministre de l’Economie Naftali Bennett a averti que si un projet de loi pour définir Israël comme un Etat juif ne passait pas, « il n’y aura pas de coalition ».

Les conséquences de l’attentat de mardi sur les mésententes des partenaires de la coalition ne sont pas encore claires.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.