Certains films saisissent l’essence du judaïsme. Mais ils ne sont pas nécessairement projetés dans les grands cinémas de votre ville, et les spectateurs doivent faire un effort pour les voir.

Heureusement, le Cinémathèque de Jérusalem accueille le Festival du Film Juif du 24 au 29 décembre avec une longue liste de films, de documentaires et d’événements offrant des approches variées pour comprendre la vie juive. Il y a des films sur la Shoah, sur Israël, sur la coexistence, sur les mariages mixtes et leurs impacts sur les Juifs américains. Mais aussi des hommages aux vedettes et aux héros juifs.

Une des personnes les plus attendues pour le festival est l’historienne Deborah Lipstadt qui viendra discuter du film « Déni », inspiré de son livre, et dans lequel joue Rachel Weisz. Le 25 décembre aura lieu une séance de questions-réponses avec Lipstadt .

D’autres films sur l’Holocauste seront projetés incluant « Défier les Nazis », un film de Ken Burns sur des Justes peu connus pendant l’Holocauste.

« Le Saint Zoo » sera également projeté. Il s’agit d’un documentaire sur le zoo biblique de Jérusalem et sur les activités arabes et juives qui y ont lieu régulièrement, offrant une perspective inhabituelle pour observer Israël. Produit par Katharina Waisburd, c’est un véritable hommage au zoo et ce qu’il représente pour Jérusalem.

Dans le cadre des efforts fournis par le lauréat du Prix Genèse, Michael Douglas, pour repenser le mariage mixte et ses effets sur le judaïsme américain, un projet financé par le Réseau de Financeurs juifs et le Prix Genèse de Douglas propose des films, des ateliers de travail et des conférences sur l’acceptation des familles mixtes comme des familles juives.

« Nous ne voulons pas l’imposer dans le débat social, mais nous présentons le phénomène », a déclaré Daniella Tourgeman qui dirige le festival.

L’un des films diffusés dans le cadre du programme sur le mariage mixte est une restauration classique du « Violoniste sur le Toit ». Un concert est prévu sur ce thème le 29 décembre avec des chanteurs professionnels mêlé au public, des livres de chant seront distribués aux participants.

Il y aura aussi une version restaurée de « Son peuple », le film yiddish de 1925, avec une conférence par le professeur et l’historien Jonathan Sarna de l’université Brandeis. Un autre film restauré sera également projeté : « Le Dybbuk », fruit d’une collaboration entre les Archives du Cinéma Israélien et les Archives du Cinéma Français.

L’une des questions éternelles à la création d’un festival du film juif est de savoir « ce qui fait d’un film, un film juif » a déclaré Tourgeman.

« Je dois penser à cette question chaque année », explique-t-elle.

Le festival traitera de cette question lors d’une soirée de présentation en présence des réalisateurs Avi Nesher et Rama Burshtein, de l’actrice Lucy Dubinchik, et du producteur Avishai Sivan, et du PDG du Fonds Gesher, Ziv Naveh. Le débat sera modéré par le critique de films Yair Naveh.

Lors de cette compétition annuelle, se disputeront également les films « L’Histoire de l’Amour », basé sur le roman de Nicole Krauss et projeté en présence du réalisateur roumain Radu Mihăileanu; une « Histoire d’amour israélienne » de Dan Wolman; et « Stefan Zweig : Au revoir à l’Europe », à propos de l’auteur juif autrichien.

Les amateurs de documentaires pourront voir « BANG ! », un film sur Bert Berns, l’auteur des paroles de « Twist and Shout », « Brown-Eyed Girl » et « Piece of My Heart », réalisé par son fils Brett Berns, et des films sur Jerry Lewis et Norman Lear.

« Allemands et Juifs » traitera de la population juive en forte croissance à Berlin, tandis que « Ultra Orthodoxe 3.0 » évoque la population Haredi à Beit Shemesh. « L’Ombre de haine » s’intéressera à la violence dans le sport israélien.

Des événements pour les enfants auront lieu le 29 décembre à 11h, comprenant projections et ateliers.

La plupart des films commencent à 17h. Pour obtenir des billets du Festival du Film Juif de Jérusalem, rendez-vous vers le site internet de la Cinémathèque de Jérusalem.