Le procureur général, Yehuda Weinstein, a soumis des requêtes pour demander le ré-emprisonnement de sept résidents palestiniens de Jérusalem libérés par l’accord de 2011 pour libérer le soldat israélien capturé, Gilad Shalit, selon les médias israéliens mardi, affirmant que les hommes étaient en violation de leurs conditions de leur libération.

L’avocat des hommes a affirmé que la mesure était une punition politiquement motivée suite à l’enlèvement en Cisjordanie des trois adolescents israéliens le 12 juin.

Selon un article publié dans le quotidien Haaretz, le ministère public exige que les hommes soient renvoyés en prison pour purger le reste de leur peine initiale et présentera jeudi des preuves au tribunal qui validera ostensiblement sa demande. Cependant, les accusés et leurs avocats n’y assisteront pas.

Les sept personnes sont des résidents de Jérusalem Est et sont donc des résidents permanents d’Israël. Chacun des hommes libérés a signé un document dans lequel ils se sont engagés à ne pas prendre part à aucune activité violente ou illégale contre Israël et ont l’interdiction d’entrer en Cisjordanie ou dans la bande de Gaza pour une période de trois ans.

L’avocat de la défense Avigdor Feldman, qui représente les hommes, a attaqué la demande du ministère public, l’appelant « un mouvement entièrement politique » et affirmant que c’était une action vindicative de la part d’Israël, qui a arrêté 57 prisonniers sécuritaires palestiniens libérés dans l’accord Shalit depuis que l’opération « Gardien de nos frères » a débuté il y a 12 jours.

« Toutes les demandes sont basées sur une information privilégiée, pas même un détail nous a été révélé », a déclaré Feldman. « Il est évident qu’il s’agit d’une mesure punitive de l’État d’Israël en raison de l’enlèvement et c’est un détournement de la justice et du droit ».