L’Etat islamique a commencé à diffuser des brochures détaillant les lignes directrices pour l’asservissement des femmes et des enfants non musulmans, y compris la question de savoir s’il est permis de violer des enfants, selon un organisme de veille américain.

Les brochures qui, selon CNN, ont été distribuées après la prière du vendredi dans la ville de Mossoul, au nord de l’Irak actuellement occupé par le groupe djihadiste, permettent la propriété des femmes et des enfants non musulmans et approuvent explicitement la violence physique, l’esclavage, le viol et la pédophilie, entre autres infractions.

La brochure, intitulée « Questions et réponses sur les femmes esclaves et leur liberté », est présentée sous forme de questions-réponses. On pense que ces tracts ont d’abord été diffusés électroniquement sur les comptes pro-État islamiques sur Twitter en octobre ou en novembre selon MEMRI, un institut de veille des médias du Moyen-Orient basé à Washington.

La pratique de l’esclavage sexuel au sein de l’État islamique a été documentée dans le passé. Une vidéo publiée le mois dernier montrait les combattants de l’Etat islamique en train de marchander ouvertement pour acheter des esclaves.

Justifiant leurs actes par leur interprétation du Coran, la brochure indique que les relations sexuelles avec les femmes captives sont autorisées, et les propriétaires d’esclaves peuvent avoir des rapports sexuels avec des enfants : « il est permis d’avoir des rapports sexuels avec la femme esclave qui n’a pas atteint la puberté si elle est apte à avoir des rapports ; mais si elle n’est pas apte pour avoir des rapports, vous pouvez jouir d’elle sans rapport ».

La brochure définit ensuite les règles pour expliquer quand il est permis d’avoir des relations sexuelles avec des captives vierges et non-vierges.

Il définit en outre les paramètres de la propriété, de l’achat et la vente de femmes esclaves et le « droit de propriété ».

L’Etat islamique aurait capturé des milliers d’esclaves, dont des centaines de femmes Yazidi enlevées dans le Kurdistan irakien en août 2014.

La brochure expose les différents types de coups permis, y compris pour la discipline, mais interdit un type de violence appelé « les corrections pour briser », qui sont des corrections infligées pour sa propre gratification ou des actes de torture, ou de frapper au visage.

L’acte de fuir son « maître » est décrit comme étant « parmi l’un des plus graves péchés ».

Cette brochure explique également quelles femmes sont susceptibles d’être réduits en esclavage. Cette liste comprend les femmes « non-croyantes » issues de religions non islamiques comme le judaïsme et le christianisme et les polythéistes.

Le Sunday Times britannique indique que près de 5 000 à 7 000 filles et femmes Yazidi ont été capturées par le groupe Etat islamique lors de l’assaut sur la ville de Sinjar en août, citant un membre d’un groupe de défense qui est proche de cette communauté.

Cet article détaillé qui a été publié dimanche annonce qu’un certain nombre de femmes Yazidi qui ont réussi à échapper à la captivité de l’État islamique confirment les violations généralisées des droits de l’Homme et la culture d’agression sexuelle routinière dénoncées par les groupes de défense des droits de l’Homme.