Un nouveau document est apparu sur les réseaux sociaux faisant la liste des méthodes brutales de punition employées par les militants de l’Etat islamique (EI) pour divers « crimes », y compris « l’apostasie », le « blasphème », la « criminalité générale », le vol et la consommation d’alcool.

La plupart des offenses entraînent la peine de mort soit par lapidation publique, crucifixion ou en étant jeté du haut d’un immeuble, comme dans le cas du « crime » d’homosexualité dans un territoire contrôlé par le groupe terroriste.

Plutôt cette année, le groupe a publié une vidéo de deux hommes accusés d’être engagés dans un rapport homosexuel qui ont été jetés du haut d’un immeuble de 30 mètres à Raqqa, la capitale de facto de l’EI en Syrie.

Les punitions du code pénal de l’EI s’applique à toute personne soupçonnée de ne pas suivre l’interprétation radicale de la charia du groupe djihadiste. Le groupe explique que cela sert d’avertissement pour les non-croyants.

Un nombre en croissance d’images et de vidéos montrant des punitions et des exécutions violentes a largement circulé sur les réseaux sociaux et les groupes des droits de l’homme expliquent que les exécutions publiques sont devenues un lieu commun dans le bastion de l’EI de Raqqa.

Selon le nouveau document des punitions, faire respecter les règles conduira les gens à avoir peur de Dieu afin qu’ils puissent « entrer dans Sa miséricorde », a informé le quotidien britannique le Daily Mail jeudi.

Au sommet de la liste de crimes du groupe se trouve le blasphème contre Dieu, l’islam et le prophète Mahomet, tous ces crimes sont punis par la mort, même si le « criminel » se repent.

L’adultère est puni soit par 100 coups de fouet et une année de banissement, ou la mort par lapidation, en fonction du degré de piété que l’on accorde aux condamnés.

Ceux reconnus coupables de vols ont leurs mains tranchées, généralement publiquement avec une guillotine industrielle.

« La criminalité générale » est divisée en sections, avec le crime de « tuer et prendre de l’argent » entraînant la « mort par crucifixion » tandis que l’accusation d’avoir « simplement pris la richesse de quelqu’un » conduit à la punition d’avoir la main droite et le pied gauche tranché.

Boire de l’alcool et la calomnie impliquent tous deux une punition de 80 coups de fouets, tandis que ceux qui « terrorisent la population » peuvent être bannis.

La semaine dernière, le groupe sous couverture anti IS « On massacre Raqqa en silence » a annoncé que des militants imposaient 10 peines de jours de prison aux personnes pourtant des jeans moulants, certaines chansons sur les téléphones portables, fumant ou arrivant en retard à la prière.

Les enfants vivant dans les zones contrôlées par l’Etat islamique à la fois en Irak et en Syrie ne sont pas exempts de punitions.

En février, les Nations unies ont déclaré que les militants exécutaient systématique et abusaient des enfants, y compris en les crucifiant, en les brûlant vivant ou en utilisant des enfants handicapés comme des boucliers humains ou pour des attentants suicides à la bombe.